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Sortir
Par la fenêtre, je vois la vieille d'en face qui fait des mots croisés. Premier post, alors enclenchons tout de suite les problématiques. Perdre du temps ne servirait à rien. Imaginons qu'un soir, sortir m'amène dans un club de strip-tease. Un au hasard dans Paris, le Stringfellows par exemple. Imaginons qu'elle me fasse sortir de mon corps, elle, là, en rouge. Elle qui a du sortir de son moi pour endosser sa panoplie de poupée de chair. Imaginons qu'elle se fasse appeler Bonnie, qu'elle sorte de l'ordinaire, qu'elle soit plus que ça, qu'elle soit une icône, voire une divinité. Imaginons que, bien trop belle, je sois incapable de la désirer. Imaginons que, bien trop incomplète, je sois incapable de l'aimer. Concluons, je ne peux que la vénérer. La problématique est enclenchée. Frustration numéro un. De l'impossibilité d'un rapport humain queconque avec la femme réifiée par sa profession et divinisée par le prisme de mon jugement esthétique. Dead end, dirait le panneau de signalisation. Dead and ? J'en reparlerai. (Ai achevé La Geôle d'Hubert Selby Jr) |
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29.6.05 15:02 |
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Buk's books
Aujourd'hui j'avais l'intention de parler de comment la paranoïa ambiante concernant la pédophilie a causé la perte de mon emploi, mais je me suis dit que ça intéresserait personne alors je vais parler de la découverte que j'ai faite tout à l'heure dans le métro à propos de Bukowski. Pour ceux qui ne le connaissent pas, c'est un écrivain américain mort en 1994. Voici le plan type d'un de ses récits : Henry Chinaski (écrivain poète, alter ego de Bukowski) va au champs de course où il perd un paquet de fric, revient pour se bourrer la gueule et écrire quelques poèmes, là un ami à lui débarque pour lui présenter une fille qui prétend adorer ce qu'il écrit, il lui balance des insanités, la baise, se bourre la gueule, s'engueule avec elle, elle se barre et il se bourre la gueule. Et donc, tout à l'heure, alors que j'étais plongé dans son roman Women, j'ai découvert que Bukowki est un écrivain médiocre. Je l'adore certes, mais je ne peux que me rendre à l'évidence, il est médiocre. Pourquoi ? Parce qu'il ne sait raconter qu'une seule histoire, une histoire forte et drôle ok, mais une seule. Or pour le sauver de la pauvreté de son imagination et de ses lacunes dans l'organisation d'un récit, on ne peut se tourner du côté de sa pensée, puisque celle-ci se résume en trois phrases. Pour ce qui est du style, il n' a rien inventé et n'a pas su amené à un niveau supérieur celui dont il a hérité. Voilà ce qui fait de Bukowski, un écrivain médiocre ; son oeuvre n'est que l'inlassable répétition d'un schéma que rien ne vient enrichir. Mais je garde pour cet homme une grande admiration et son oeuvre se justifie en ce qu'elle est le reflet de cet être, heureusement, peu commun. Si vous ne connaissez pas, essayez Le Journal d'un Vieux Dégueulasse |
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30.6.05 18:04 |
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