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Sans fumée

Ainsi j’apprends au petit-déjeuner qu’on propose un projet de loi visant à interdire de fumer dans tous les lieux publics. On se demande en quoi ça peut gêner le non-fumeur que je suis. On se dit que je devrais être heureux à la perspective de passer des soirées nicotine-free, moi qui n’ai rien demander aux autres et certainement pas à perdre chaque soirée quelques semaines d’espérance de vie. La cigarette pue et, accessoirement, elle tue. Alors quoi, je devrais être content.


Oui mais non. Il est des gens auxquels on ne peut pas enlever leur cigarette, qui y perdent plus que leur calme, qui perdent une partie de leur personnage. Il est des gens que l’on veut voir fumer parce que c’est ce qu’ils sont et merde ! on s’en fout si ça les fait crever d’un cancer. Il es des endroit qu’on ne peut voir qu’enfumé, suffocant parce que c’est leur personnalité, leur cachet. Vous imaginez la cave de chez George, rue des Canettes, sans fumée ? Vous imaginez la voix de Tom Waits s'il avait jamais fumé de sa vie ? Vous imaginez Brel répondre à une interview sans une cigarette entre les doigt ? Vous imaginez In the mood for love sans ces plans hypnotiques où les volutes d’une fumée bleutée flotte au-dessus de Tony Leung ? Vous imaginez ce qu’on perdrait à gagner un monde sans clope ? Honnêtement, en dehors de tous les débats sur la liberté des individus, ça me fait assez flipper comme perspective.


A part ça. C’est quoi ces rêves de merde ? C’est la deuxième fois qu’une histoire de capote m’empêche de coucher avec la fille de laquelle je rêve. Sachant que la première fois c’était Claudia Schiffer et que cette nuit c’était Crystal Ray, une actrice du circuit parallèle, on imagine mon dépit.
1.11.05 14:23


Mon premier fan-art


Merci fofu

2.11.05 16:23


Plastique

   Perdue dans mon quartier résidentiel pavillonnaire où les papas garent leurs monospaces dans leurs garages à côtés des vélos des enfants, on trouve une grande blonde d’une élégance folle qui paraît vingt-cinq ans et qui porte sur le visage une sorte de lumière irradiante. Là croisant il y a peu au sortir de la gare, je me suis mis à réfléchir. J’avais peut-être fait cinquante pas quand j’ai compris qu’elle était ce que les Américains appellent trophy wife. Le concept est simple : une femme qu’on montre, avec laquelle on se pavane, pratiquement un accessoire. Ce que je veux dire bien sûr, ce n’est pas qu’elle se réduit à son physique, mais que son physique va avoir d’avantage d’utilité que celui d’une femme quelconque, en ce qu’elle servira à rehausser le prestige de celui qu’il aura à son bras, que ce soit aux yeux des hommes où des femmes, et plus encore, celui qui la possèdera se verra valoriser à ses propres yeux. Il aura grâce à elle une image de lui plus conforme à celle qu’il s’était faite et souhaitait projeter. Il l’appréciera comme on apprécie une belle tenue qui fait qu’on se plaît à se voir dans le miroir et que ceux qu’on croise nous trouvent une certaine élégance et prennent eux aussi plaisir à nous regarder. (Ce paraître est d’ailleurs de principe même de l’escort.)
   Pourquoi ces réflexions ? Parce que je me suis demandé quelle importance avait la part de moi qui la voulait pour paraître et quel importance avait la part du désir réel. Et de fait, c’est une question que j’ai tendance à me poser de plus en plus souvent, car je souhaite maintenant savoir si je veux réellement ce par quoi je suis attiré, ce que je souhaite en tirer et s’il n’y a pas quelque chose que je veux plus mais sans en avoir conscience parce que ne parvenant pas à le voir ou à le concevoir. A quoi finalement sert cette beauté plastique que je traque sans cesse ? D’où vient ce désir de la posséder ? Sur quoi exactement porte-t-il ? Existe-t-il une issue charnelle ? Oui finalement la question qui sous-tend tout ça, c’est le rapport entre ce qui tient du plastique et ce qui tient du charnel. Le premier créé-t-il une correspondance avec l’autre ou l’interdit-il ? La question peut paraître étrange mais j’ai souvent observé que c’était une faille plastique qui ouvrait la porte au stade charnel. Ceci probablement du fait d’une tendance à la sacralisation de la beauté plastique. A suivre.
 
A part ça. Je dédicace la bande son à AleF. Parce que Girlfriend c’est bien, mais Sale pute, c’est mieux.
  
3.11.05 20:59


Logorrhée

"Comment tu t’appelles ? Bernadette ou Brigitte ? Brigitte. T’as des beaux cheveux, blond au bout, t’as les yeux bleus ou pas ? Tu sais que là tu me vois pas mais je touche tes cheveux. Tu veux que je t’épouse ? J’ai mille euros sur mon compte. Tu veux venir chez moi ? Mais attention, ma femme est jalouse. J’habite à Marseille, on y va en TGV, première classe, fumeur, whisky et nanas. Regarde les là tous, c’est des morts. T’es un contrôleur toi ? J’emmerde les contrôleurs, ils m’ont foutu soixante euros d’amende, mais je m’en fous je paierai pas. Eux c’est des morts, moi je suis vivant, quand j’ai la haine je hurle, quand je suis gai je ris. Les contrôleurs je veux qu’ils crèvent, d’un cancer de l’utérus gauche, parce que moi je suis médecin gynécologue, je connais tout, le grand colon, le petit colon, le duodénum et surtout l’anus. L’anus rose des femmes que je sodomise avec du beurre Président et elles me disent William… parce que je m’appelle William… Elles me disent William c’était bon, et je me lève, je me lave la queue, pendant qu’elles se lavent la chatte et l’anus. J’ai mille euros Brigitte, mille euros dans ma poche, mais je suis SDF. Moi je suis capricorne, c’est un signe de terre et ça veut dire que je mourrai qu’à cent-un ans. J’ai Vénus vers l’amour en sagittaire donc j’encule avec délice et je suis ascendant verseau, je suis un oiseau qui vole au-dessus des beaux culs parfumés à L’Oréal ou Chanel. Je suis né à Londres, je m’appelle William. J’ai fait mon armée à Donaueschingen près du lac de Constance en tant qu’élève officier et je suis sorti Capitaine de réserve. Tu veux voir ma carte d’identité, (il la sort) WILLIAM HAIM MEYER né à ARIANA (TUNISIE). Je suis le dernier de sept enfants et ma mère elle nous faisait les courses et à manger des bons petits plats tous les jours et du bon couscous. J’étais le bébé, le chouchou, j’ai eu toutes les chances moi, j’ai pu faire des études, j’ai bac plus six. Et j’ai fait mon armée en Allemagne et là-bas j’ai dragué la plus jolie des Allemandes, Élisabeth Heinzmann, une blonde avec des longues jambes, je l’ai draguée en voiture et je la baisais et l’enculais dans la bagnole. Quand on allait en boîte à l’armée, c’était la plus jolie fille et tous les officiers voulaient se la faire mais moi j’ai eu qu’à lever le petit doigt et elle est venue. Regarde les là tous, c’est des morts, ils sont morts, et bah qu’ils crèvent, tous, d’un cancer de la prostate pancréatique avec métastases. Car l’orteil gauche s’anime quand il pénètre dans l’anus de la femme. Une portion de beurre Président sur l’anus de Marie, ma chérie de dix-huit ans, épilée naturellement, et mon sperme coule dans le duodénum pour atteindre le summum du délice. Tu sais, je suis directeur de la poste de Paris neuvième, je suis en vacances. C’est un bon poste, cinq mille euros par mois facile. Je suis directeur de la poste mais j’ai pas d’argent pour payer l’amende. Là je rentre chez moi, ma femme m’attend, elle m’a fait couler un bain et elle va me raser dedans pendant que mon index gauche lui pénètrera les entrailles. Je pense à ma femme et à mes onze enfants. Onze, car je suis très prolifique. Tu sais, enculer ça se fait délicatement, il faut d’abord enduire l’anus de beurre ou d’un peu de mucus salivaire, la salive n’est-ce pas, puis rentrer le bout du gland tout doucement et là l’anus s’ouvre comme une fleur et tu fonces comme un taureau. Et elles aiment ça. Tu connais ça toi Brigitte ? Parce que j’ai vu que t’avais un beau cul. J’ai rendez-vous avec ma maîtresse qui est serveuse dans un café restaurant à 4h55. J’arrive, je m’installe, je dis rien et elle m’apporte le café, le Parisien et un verre d’eau fraîche, elle dit bonjour William. Bonjour Sophie – parce qu’elle s’appelle Sophie. Tu sais Brigitte, moi je veux que ton bonheur. Viens à la maison, j’ai un six pièces et ma femme est lesbienne, vous pourrez vous amuser toutes les deux. Tu sais, je suis beau nu, mais je n’utilise jamais de préservatifs. Personne a une cigarette là ? Personne ne fume, personne ne boit, personne ne baise ! Mes amis me disent William tu as le fluide. Je dis à Sophie : apporte-moi un whisky, et le patron va lui parler et il lui dit tu lui remettras un whisky alors je vais le voir et je lui dis pourquoi, c’est pas la peine, je peux payer, je suis directeur de la poste, mais il me dit qu’il m’offre le whisky parce que j’ai le fluide. J’ai été à Londres en Eurostar, grand actionnaire d’eurotunnel. Piccadilly Circus. Brigitte, I love you my sweet darling. Ma sœur qui vient de décéder d’un cancer de l’utérus droit, elle avait un sein qui lui posait beaucoup de problème."
Ces paroles sont celle d'un ivrogne croisé un jour dans le Noctambus. Je l'ai écouté parlé en notant ce qu'il disait le plus exhaustivement possible. Il avait l'air d'un type bien et il m'a fait bien marrer. Alors... hommage.



A part ça. Les cours ont repris depuis deux semaines et, non seulement je n'y ai pas mis un pieds, mais pire encore, je me suis même pas encore inscrit.


N.B. : Ne prêtez pas attention à la photo de Jennifer Dark. Elle n'a rien à voir avec la note, je l'ai mise là pour moi. C'est ma lubie du moment.

4.11.05 17:23


Phénomène étrange

Concert hier soir à la Cigale où j'allais voir Cat Power dans le cadre du Festival des Inrrocks. J'ai hésité un moment à me pointer à huit heures au lieu des six heures indiquées sur le billet, ne connaissant pas les groupes qui précédaient, puis je me suis dit que j'avais rien de mieux à faire alors à six heures et demie j'étais dans la salle. Grand bien m'en a pris car cinq minutes plus tard The Organ entrait en scène. J'avais pas mal d'a priori sur ce quintet canadien avant de les entendre, sûrement parce qu'il est composé exclusivement de filles, ce qui n'est jamais bon signe pour un groupe de rock. Le temps d'entendre deux accords de cette musique aux accents smithiens, le tintement argentin de la guitare rappelant le morceau génial qu’est This Charming man, le temps surtout d’entendre la voix de complainte de la chanteuse et j'avais abandonné tout scepticisme. Rapidement, elle seule a continué à exister, androgyne perdu au milieu de ses musiciennes léthargiques (la palme revenant à la bassiste dont on arrivait à se demander si elle n’avait pas appris la mort de toute sa famille dans un incendie juste avant le concert). Et cette fille somme toute quelconque se voyait à mes yeux transfigurée par sa voix, son chant et les mouvements erratiques qui agitait son corps. Il n’y dés lors avait plus qu’elle. Elle était la plus vraie, la plus belle, la plus désirable. Etrange phénomène auquel je ne me rappelle pas avoir été déjà confronté.

A quoi ça tient finalement ? A ce qu’elle a provoqué en moi ? Cette émotion qui a influencé, transformé mon jugement ? C’est fou qu’il existe ainsi des choses qui parviennent non seulement à rendre la beauté plastique secondaire mais plus encore à m’y faire renoncer. Car il s’agit bien quelque part de ça ; si j’avais eu à choisir entre la chanteuse et n’importe quelle autre fille du publique qui fût plus belle, je l’aurai choisi elle et aurait donc renoncer à la beauté, ou tout du moins à une beauté plus grande. Tout ça, en fait, me ramène à mes questions d’il y a deux jours sur l’utilité et l’importance de la beauté. Vaste question. Toujours pas de réponse, mais quelques éléments. A suivre.

A part ça. La soirée d’hier m’a ramené par hasard à mes dix-sept ans. Après avoir rencontré un vieil ami au concert, je l’ai suivi dans une soirée où j’ai croisé des tas d’anciens de mon lycée. Très bonne soirée dont les conséquences seront peut-être à suivre.
5.11.05 19:33


Où l'on se prend la tête sur ce qui fait qu'on ne veut plus ce qu'on a voulu sous prétexte qu'on l'a

Comment on peut vouloir encore de quelqu'un à partir du moment où on sait qu'on peut l'avoir ? Quelles raisons existe-t-il de rester auprès d'une personne qui vous a dit "je t'aime" alors même qu'il ne reste plus rien à conquérir ?
- Tu vois une solution ?
- Nan, nan. De là je vois que dalle.
- Fuck !
Tu crois que ça se fait toi, que ça se vit une vie entre strip-teaseuses et putes ? Mais pourquoi je te demande ? T'en sais rien, toi. Forcément. Pourquoi ça se ferait pas ? Puis, ça doit être bien pratique. Ouais, commode comme tout. Les femmes idéales. Tu les as, mais tu peux jamais les avoir. Pas d'hypocrisie, pas de bla-bla avec toi chérie.
Putain de pratique, ouais. Juste, le problème, c'est où trouver la tendresse. Parce qu'il en faut bien un peu.
Mais putain de bordel de merde qui a dit qu'on devait parler avec celle qui partage son lit ? Et si on a rien à lui dire, on fait quoi ?
On a pas les mêmes attentes, chérie. Je n'ai que celles d'un corps.



A part ça. Il est con ce Windows XP. Il affiche un onglet qui me propose d'acheter de la musique sur internet. Pourquoi je paierai pour un truc que je peux avoir plus facilement gratuit ? Trop con, lui.

6.11.05 20:52


Voeux pieux ?

Je sais pas pourquoi, mais je suis vénère. Je crois bien que la fin de la récréation a sonné. J'ai eu assez de films, de jeux vidéos, de porno et de sommeil, maintenant je peux réattaquer. Me refoutre dedans, dans l'activité, dans l'action. Me relancer sérieusement dans la recherche d'un appart', retrouver un rythme convenable de lecture et d'écriture, me branler moins et faire plus de sport. Ouais là je suis remonté à bloc, j'ai envie de taper dedans. Faire des trucs, n'importe quoi, je m'en fous. Me reprendre des cuites dans al joie et la bonne humeur. aimer les gens un peu. Tu sais quoi ? je vais te dire un truc : même là l'idée d'aller travailler et d'aller à la fac, ça me fait pas chier. Tu vois, en fait je suis pasvénère. Je disais que j'étais vénère mais non, c'était de la connerie, c'est pas ça, je suis juste remonté, plein d'énergie, c'est tout. Je te l'avais dit que j'en avais besoin de ces vacances, de ce glandage total. J'en vois le bout je crois bien.


Enfin bon, je dis ça mais je suis pas allé bosser, je me suis levé à 13 heures et j'ai passé la journée devant mon PC.





A part ça. Pas facile de prendre le numéro d'une meuf sans qu'elle grille que le fond d'écran de son portable est une fille à poil quand on est à moitié bourré. Nan, pas facile.

7.11.05 17:40


J'ai huit ans d'âge mental...


...et j'en suis fier.

8.11.05 04:10


Ophélie

Là j'aurai pu. Y a même pas une heure, j'aurais pu. Le moment que j'attendais s'est présenté, j'étais seul avec elle. J'aurais pu. Du ? On a passé deux heures à se marrer en faisant sa dissert' sur la poésie et y avait quelque chose dans ses yeux, je crois bien. Et après tout le monde est parti et il restait plus que nous. Comme je l'attendais, comme je l'avais imaginé. J'ai eu peur. J'ai flanché. Peur de l'échec toujours. Du gâchis, de nous mettre dans une situation embarassante. Pourtant je voulais. Pourtant j'ai aimé ces moments passés ensemble, son souffle et ses yeux bleus et ses mains blanches. Quand elle est partie, j'avais les jambes en coton. Moi, vingt-trois ans, devant une gamine de dix-sept. Ca s'est passé y a même pas une heure.



A part ça. Je suis encore tombé amoureux pendant un concert. Cette fois-ci de La Brisa Day Roché (oui, elle a un nom à coucher dehors mais bon, qu'est-ce que tu veux que j'y fasse ?)(mais elle c'est plus pour son physique que pour ses prouesses vocales)("les miens ! mes bras à moi !" --> si t'étais au concert, c'est moi l'abruti qu'a gueulé ça).

8.11.05 20:58


Musique

Deux concerts en quatre jours. Plus d'une dizaine d'artistes vus sur scène. Alors forcément quelques coup de coeur. The Organ, bien sûr, dont j'ai déjà parlé, mais également Arctic Monkeys, une bande de gamins d'outre Manche foutrement talentueux, et, le plus inattendu, Mansfield.TYA, deux Nantaises à fleur de peau, incroyablement touchantes. Je vous encourage particulièrement à écouter ces dernières qui font passer énormément de choses avec beaucoup de simplicité. Et si vous avez une âme dévouée au rock, jetez une oreille à Arctic Monkeys, le phénomène anglais du moment, efficaces comme les Strokes mais moins frimeurs et plus authentiques. Pour le revival eighties, The Organ fera parfaitement l'affaire... et le chant de Katie Sketch, oui, oui, je suis d'accord, il est magnifique.


Mansfield.TYA

Je tiens à décerner une mention spéciale à Test Icicles, trois gosses venus de Londres qui doivent pas dépasser les 18 ans de beaucoup, qui avec leur geules d'amour doivent faire mouiller quelques milliers de minettes hystériques et qui ont assez de culot pour se pointer sur scène avec une boîte à rythme en lieu et place d'un batteur. Radicalement mauvais musiciens et affublés de looks qui peuvent passer à Soho mais qui à Paris font un peu tape-à-l'oeil, ces kids se sont défoncés sur scène pour offrir à un public médusé venu ici pour entendre de la folk et un peu de rock, un mélange de hip-hip, de punk, de métal et de hardcore, voire de grindcore. Ils iront pas loin, mais ils étaient marrants.


Test Icicles

Remarques en vrac : Cat power est alcoolique. Devendra Banhart ne se lave pas les cheveux. Ses musicien ont l'air d'Amishes. La Brisa Day Roché est trop belle. Antony n'a aucun charisme et ses Johnsons non plus. Les Arctic Monkeys sont trop nonchalants. Le chanteur de The Rakes porte de magnifiques polos mais est complètement fou. La chanteuse de The Organ n'a pas beaucoup de seins mais elle en a plus que celle de Mansfield.TYA qui en a autant que le guitariste de The Editors. Le black de Test Icicles devrait retirer sa casquette de Slayer parce que s'il croise un de leur fan, il risque de se faire scalper.
9.11.05 00:00


Rendez-vous

Je me souviens pas être déjà aller à un rencard avec enthousiasme. En fait, je crois que l'enthousiasme pré-événementiel n'est pas quelque chose que je porte en moi. Je ne suis jamais réjoui d'aller quelque part. Si je dois me réjouir, j'attendrai d'y être. Enfin bon, on verra bien. Comme qui dirait, faut donner le change.
Ce soir je serai là avec elle, qui est celle dont je n'ai volontairment pas parler, sûrement parce que je n'en avais rien à dire, en tout cas rien de constructif. J'ai une drôle de senstaion, l'impression que quoi que je choisisse de faire, ce sera une connerie. J'ai, comme toujours, des motivations foireuses et une batterie d'excuses qui ne tiennent pas la route. Je me dis que j'aimerais bien me tromper, mais c'est pas mon genre... de me tromper.
En fait, plus qu'une absence d'enthousiasme, j'en viens à ressentir souvent une forme d'appréhension qui s'accompagne d'un désir qu'une contingence exérieure vienne empêcher que les choses aient lieu, parce que ma conscience m'empêche de les annuler moi-même. Après tout, si faire arriver les choses c'est forcément prendre des risques (que ce soit celui de gaspiller son énérgie, d'être déçu ou d'échouer), ne rien forcer c'est s'assurer de stagner, et je n'abhorre rien plus que ça. J'y réfléchirai probablement plus avant quand j'aurai plus de temps.


A part ça. Il faudrait que quelqu'un explique au responsable de la salle informatique de la Sorbonne qu'une demi-heure, c'est pas assez pour pondre une note correcte, la relire, choisir une humeur et une bande-on. Des volontaires ?

10.11.05 15:51


Rencard

Je tiens à remercier Elsa pour la soirée d'hier. Je partais avec l'impression que je ne pouvais rien faire d'autre qu'une connerie et je suis revenu rasséréné, convaincu d'avoir fait le seul bon choix. Je tiens à remercier Elsa de m'avoir tant aidé - involontairement, s'entend - à prendre la bonne décision. C’est comme si elle avait lu mon mode d’emploi avant de venir et s’était attachée à faire tout ce qu’il fallait pour me faire fuir. Habillée sans goût ni recherche, une conversation ennuyeuse sans intelligence ou subversion, une propension à l’analyse trop limité pour lui permettre de dire quoi que ce soit d’intéressant sur un spectacle de danse contemporaine pourtant d’une grande richesse, de manifestes problèmes d’attention, un manque criant de distinction qui lui a permit dans la même soirée de marcher dans une merde et de se tacher avec la sauce du sandwich qui composait son dîner, une addiction notoire aux drogues douces, un goût dérangeant pour le théâtre et les expositions, une incapacité à bouger correctement son body sur le dance-floor qui m’a fait regretter les prouesses chorégraphiques de Marguerite et une fâcheuse tendance à passer ses vacances en Espagne. Bref, toute une série de petites choses caractérisant beaucoup trop d’étudiantes un peu bohèmes, filles qui veulent s’impliquer dans le monde associatif parce que le monde est injuste et parce que la société de consommation ça craint, qui n’utilisent pas d’après-shampooing et achètent leurs bijoux aux Puces, qui boivent de la bière parce que c’est moins cher, qui habitent dans le onzième, le dix-huitième ou le vingtième, bref des filles qui pourraient faire d’excellents potes si elles étaient drôles et légérement phallocrates. Des filles dont le principal problème est que je peux prédire à l’avance ce qu’elles vont dire sur tel et tel sujet et qui par conséquent m’ennuient terriblement.


Cette Elsa, amie d’anciens amis, croisée dans un bar vendredi dernier, m’avait refilé d’elle-même son numéro de téléphone alors que, me semble-t-il, nous n’avions pas échangé trois phrases. Hier je l’ai plantée dans le méto, lui annonçant, alors que nous étions censés descendre tous les deux pour aller chez elle, que j’allais continuer pour rentrer chez moi parce que j’étais claqué. J’espère que ça aura suffit à lui faire comprendre que je ne souhaite pas avoir de ses nouvelles à l’avenir, malgré le on se rappelle qu’elle a lancé en sortant de la rame.


J’adore les mauvais préssentiments. Ils sont toujours si prophétiques.


 


A part ça. La soirée Girls and Blogs au Limelight était plutôt raté. Pas la faute à la playlist qui déchirait sa race, mais plutôt aux bloggeurs qui, apparemment étaient venus pour ne pas dancé. En plus j'ai même pas vu Petite Etoile.

11.11.05 14:13


12.11.05 15:24


Les filles du move (un autre)

Je relis ce que j’ai écrit il y a deux jours et je me dis que, dans mon emportement, j’ai peut-être eu des mots qui ne m’ont pas permis de me faire clairement comprendre. Je tiens à préciser. Je n’ai rien contre le fait qu’on n’utilise pas d’après-shampooing et achète ses bijoux aux Puces, qu’on boive de la bière parce que c’est moins cher, et qu’on habite dans le onzième, le dix-huitième ou le vingtième lorsqu’on est une fille. Non, je n’ai rien contre, ce qui me gêne c’est que ça réponde à la mise en place d’une "attitude". Je n’ai rien contre la superficialité (et par conséquent contre les diverses attitudes qu’il est possible d’adopter) tant qu’elle est consciente et assumée, et le problème est justement que cette attitude, que nous appellerons de l’étudiante bobo, est un refus en forme d’acceptation et se caractérise donc par un manque total d’honnêteté et de conscience de soi. Je m’explique. L’étudiante bobo se pose en réaction face à son éducation bourgeoise, écoute de la World-Music et les émules de Louise Attaque, méprise le consumérisme, croit en une autre mondialisation, est révoltée par un système économique auquel elle ne comprend rien (parce qu’elle fait des sciences humaines et non de l’économie) et passe ses vacances dans des pays pauvres. Seulement voilà, il n’y aucune réflexion pour sous-tendre ces actions qui, en elle-même, ne sont pas méprisables. Instinctivement portée à une pseudo rébellion, elle se voit incapable de la justifier et d’en faire une démarche réellement volontaire et réfléchie. Elle est récupérée par une mouvance molle qui possède son propre politiquement correct et ne contient aucune subversion réelle, aucune contestation efficace. Il s’agit bien souvent d’une stratégie de contournement, de déni pour ne pas avoir à se considérer comme un acteur d’une société qu’elle considère néfaste mais par rapport à laquelle elle ne souhaite pas vraiment se marginaliser parce qu’elle craint d’avoir à renoncer à son confort. Le manque d’honnêteté et d’intelligence d’un tel comportement est déjà relativement décourageant, mais c’est cette propension à ne pas aller au bout des choses qui m’insupporte le plus. J’ai plus de respect pour Daphné qui est une cruche bourgeoise doublée d’une fashion victim, mais qui au moins l’est jusqu’au bout des ongles. Je peux accepter qu’une fille n’utilise pas d’après-shampooing, et même qu’elle ait des locks si ça lui plaît ; je peux accepter qu’elle achète ses sapes aux Puces et même chez Emmaüs, pourquoi pas ; je peux accepter qu’elle boive de la bière, et même qu’elle se déchire la tête tous les soirs à la Graffenwalder, allons-y ; mais alors qu’elle laisse tomber toute forme de politiquement correct, qu’elle élabore une réflexion réelle autour de son attitude de contestation qui lui permettrait de dire une peu plus que "la droite ça craint" et qu’elle se marre en lisant le blog d’Agglo.





A part ça. Gwen Stefani est à mes yeux la meuf la plus stylé du monde, sans contestation possible. Je la trouve aussi incroyablement sexy même si une partie de moi ne peut s'empêcher de se dire qu'au réveil, sans le maquillage et les retouches numériques, il est probablement difficile de la reconnaître. Gwen, je t'aime (en clip).

13.11.05 18:40


La vie

La vie, parfois, c'est comme un mauvais film porno des années soixante-dix : flasque et plein de poils. Parfois aussi, c'est beau et frais comme une bouteille de coca que le barman vient de décapsuler et sur laquelle perle les gouttes d'eau due à la condensation. (Phénomène physique inintéressant au possible. Mais puisqu'on parle de phénomène physique - moi, en tout cas, j'en parle - je ne peux pas me retenir d'évoquer ce lui qui est pour moi le plus fascinant de tous : la force d'inertie. Et en même temps j'aurai tellement de choses à en dire et je suis tellement mal parti pour écrire un truc intelligent que je ne peux décemment pas ambitionner d'en dire plus aujourd'hui. Mais il faudrait quand même que je parle un jour de cette force que je ne peux m'empêcher de voir partout à l'oeuvre, et là je ne parle pas seulement du champ physique. Mais je m'égare.)
La vie, parfois, c'est bien et je retrouve de vieux amis et ça fait plaisir et je me demande pourquoi un jour on est venu à plus se voir. La vie, parfois, c'est frais et plein de surprises et moi qui pensais faire de l'anglais (normal quoi), je vais me retrouver en tchèque ou en bulgare, voire en serbo-croate. Mais la vie c'est aussi des valeurs sûres, des choses sur lesquelles je peux compter chaque jour, comme la pousse de ma barbe ou de mes ongles de pieds. La vie, c'est aussi emprunter les mêmes chemins pour aller dans les mêmes endroits, mais comme tout a été prévu, c'est jamais la même paire de fesses que je suis pour y arriver. La vie aussi, parfois, c'est comme un film de la nouvelle vague, alors là le mieux c'est d'aller se coucher.


La vie c'est comme une part de tarte au myrtilles de Chez Paul : c'est bon mais ça coûte la peau du cul et quand tu l'as finie, t'as la langue bleue.

14.11.05 22:45


Ophélie

Elle a pas inventé l’eau chaude. Je le concède. Mais faut voir ses yeux… sa bouche… son ventre… son string qui dépasse… Oui, je sais, ça rentre un peu en contradiction avec tout ce que j’ai dit sur l’importance réelle du physique dans une relation amoureuse et la nature du désir il peut faire naître, mais bon, finalement, ça permet de poser la question de l'importance de l'intelligence dans une relation amoureuse. Après tout, ma plus belle histoire d'amour (qui, soit dit en passant, était ma pire histoire de cul), je l'ai vécue avec une fille dont je dirai, pour faire dans la litote, qu'elle ne brillait pas par son discernement. Bien sûr l'intelligence, c'est pratique quand il s'agit de parler, ça évite d'avoir à écouter des conneries. Mais ça n'évite pas d'avoir à écouter des trucs chiants. Ce que je demande, et même exige, d'une relation amoureuse, c'est de constituer une alternative. En clair, ne pas être une redite des relations amicales ou de camaraderie que j'entretiens déjà, ne pas placer l'émulation au même niveau, ne pas tendre à me faire reproduire les mêmes discours, rebattre les mêmes sujets. Je peux demander à une relation intime de la fraîcheur, de la surprise ou de l'apaisement. En l'occurrence, j'ai plus besoin d'une trêve que d'un point de fixation dans ma construction. Je ne conçois pas une fille avec laquelle je sors comme un élément à intégrer à mon univers, mais plutôt comme un pied-à-terre quand me prennent des envies d'ailleurs, d'autre chose. En fin de compte, je pense pouvoir affirmer que, tout du moins pour moi, l'intelligence est moins nécessaire que la beauté qui n'est elle-même pas suffisante. Et c'est vrai qu'on a souvent vu des cruches aux bras d'hommes brillants. (Non, tu rêves pas, je viens de dire de manière détourner que je suis brillant. Et alors, ça t’étonne ?)


La conclusion de tout ça, c'est qu'être belle et intelligente ne suffit pas. C'est marrant, mais plus je réfléchi, plus j'avance en quête de savoir ce que je veux, plus je me dis que je suis dans la merde.



A part ça. Si la fille de l’agence immobilière du je-sais-plus-combien de la rue Lafayette savait en quels termes j’ai rêvé d’elle, elle serait peut-être un peu choquée. Ou flattée. Faut voir. (C’est drôle, elles sont toutes un peu jolies les jeunes filles dans les agences immobilières de Paris.)

15.11.05 20:53


De l'inertie

J’avais promis que je parlerai de l’inertie. J’avais promis que ce serait long. Voilà.



La force d’inertie est celle qui fait qu’un objet sur lequel on n’agit pas restera fixe, donc inerte. C’est cette même force qui fait que si l’on imprime un mouvement à un objet, celui-ci continuera son déplacement dans l’espace indéfiniment s’il ne rencontre pas d’obstacle (comme la résistance de l’air) ou de force contraire (la gravité par exemple). Voilà pour le volet physique, celui qui m’intéresse le moins. En tous cas beaucoup moins que l’inertie au niveau humain ; cette force qui fait qu’on en arrive rarement (voire jamais) à remettre en cause un mouvement qu’on a initié et qu’on a plutôt tendance à le suivre sans plus y réfléchir.


On peut considérer notre venue au monde comme le premier mouvement imprimé à l’objet que nous sommes, l’inertie consistant alors à poursuivre ce mouvement jusqu’à son obstacle définitif : la mort. (Digression : A partir de ce constat un raccourci facile consisterait à considérer le suicide comme une rupture volontaire de l’inertie. Mais le suicide résultant du mal-être et le mal être pouvant être considéré comme obstacle ou force contraire à la vie, la rupture ne procède pas réellement d’une volonté. La seule mise à mort de soi pouvant être considérée comme rupture volontaire de l’inertie serait celle d’Allan Murchison dans Un Beau Ténébreux de Gracq. A savoir une mort motivée non par une inadaptation à la vie mais par une remise en cause des raisons de la continuer.) La trajectoire que l’on suit par la suite dans l’existence dépend énormément des rails sur lesquels on nous a mis, du mouvement que l’on nous a imprimé lorsque nous étions trop jeunes pour avoir conscience de tels phénomènes. Plus les jours passent, plus il devient difficile de dévier de cette trajectoire, jusqu’au moment où l’inertie devient pratiquement impossible à rompre. L’inertie qui reposait à la base sur un sentiment de sécurité donné par cette impression de savoir où on va, en vient à reposer sur des choses bien plus concrètes et contraignantes telles que le mariage, les enfants, le crédit, le travail, la fidélité envers ses proches et amis, l’attachement aux biens de consommation.


De fait l’inertie semble présente à tous les étages de la vie : relations amoureuses, amicales, familiales, sphère professionnelle, sociale. On ne remet pas en cause un couple qui ne va pas mal, un travail qui ne nous déplaît pas, des amis qui ne nous posent pas de problèmes. C’est une tendance commune : tant qu’il n’y pas de raison d’arrêter, on continue. Après tout, ça se défend, c’est respectable. Pourquoi prendre le risque de perdre le peu qu’on a quand on n’est pas sûr de réussir à trouver mieux ? Mais bien trop souvent on fait ce qu’on fait à défaut de mieux. Instinct de préservation, gestion de la peur. Il est toujours plus confortable de suivre une trajectoire que de l’interrompre. Et il n’est jamais simple de ne pas avoir peur de l’inconnu.


Pourtant l’inertie n’est pas condamnable en elle-même, ni à regarder comme caractérisant la faiblesse de caractère. Mais on ne peut ignorer qu’elle participe de l’inaction et, quelque part, de la perte de contrôle sur sa vie. L’inertie est ce qui nous fait nous contenter de ce qui nous convient à défaut de ce que nous désirons réellement et c’est ce qui me gêne chez elle. Je ne suis pas une exception – certainement pas – et je suis moi-même sujet à cette inertie. Je rêve d’être capable régulièrement de m’arrêter, de faire le point et de me poser la question de savoir si la vie que je mène correspond à mes envies et si ce n’est pas le cas d’agir dans le sens de l’y faire correspondre d’avantage. J’ai beaucoup d’admiration pour ceux dont le parcours est atypique, erratique, ceux qui ont su explorer plusieurs pistes en quête de ceux qui leur conviendrait le mieux. (Pour exemple je citerai une de mes connaissances, diplômé de Sciences Po Lille qui est actuellement en CAP de mécanique.)


Avoir un parcours déterminé par ses origines, ses capacités et la pression des conventions sociales est pour moi beaucoup plus effrayant que l’inconnu. Que ce qui m’a amené où je suis ce n’est pas ma volonté mes les rails sur lesquels on m’a mis, c’est déjà un constat que je peux faire aujourd’hui, mais ce qui me permet de le supporter c’est que je ne suis, à l’heure actuelle, pas engager trop profondément dans cette voie pour ne pas avoir le pouvoir de donner une autre trajectoire à mon existence. Je souhaiterais toujours garder en tête l’exemple de ce quidam quittant travail à la poste, foyer, femme et enfants pour écrire et vivre d’expédients dans un taudis auprès d’une femme à moitié pute, à moitié folle, à moitié lesbienne et devenir Henry Miller. Bien sûr je ne perds pas de vue que ce n’est pas sa volonté qui a changé la trajectoire de sa vie, mais bien que c’est que c’est une force contraire qui lui a donné un mouvement différent en s’opposant à l’inertie inhérente à son schéma de vie. Mais encore faut-il avoir assez de couilles pour se soumettre à cette force contraire, pour aller contre l’inertie et interrompre un mouvement que l’on a soit même amorcé et qu’il serait plus simple de poursuivre. Ce que je souhaite, c’est d’être toujours à même d’avoir ce cran, de ne jamais être dominé par la peur et d’être toujours assez lucide pour voir qu’il existe d’autres alternatives.


Pour remettre en cause sa vie alors qu’elle ne contient rien de trop problématique, il faut posséder une audace, une volonté et une énergie hors du commun, et cela même ne garantit pas que le résultat en vaudra le coût. Je pense que c’est viser trop haut que d’ambitionner de devenir ce type d’êtres capables de renverser ce qu’ils ont établi seulement parce qu’il existe la possibilité constante d’établir autre chose, mais on peut aspirer à devenir assez conscient de ce que l’on vit pour être capable à tout moment de réaliser que, finalement, ce n’était pas ce qui nous convenait et tenter de remédier à ce constat. Parce qu’on ne peut pas toujours compter sur un hypothétique obstacle ou une hypothétique force contraire pour nous faire dévier de notre trajectoire.


Toujours être sur la brèche, toujours chercher à savoir si on tient le bon bout ou s’il faut tenter autre chose. Ne jamais se laisser endormir. C’est mon seul programme.



A part ça. Je suis vraiment allergique à ce type. C’est grave docteur ?

16.11.05 22:00


A...

Et il y a beaucoup d'instants qui sont comme des photos vivantes, par exemple quand je t'ai soulevée et que tu m'as dit non, que tu avais le vertige et comme tu étais toute légère et fluette et avec quelle facilité tu t'es élevée au-dessus du sol comme si tu me donnais encore plus de force. D'un coup d'un seul le matin autour de nous se love. Campagne morte et route glacée, phares turgescents de voitures qui balayent ce crépuscule de nous éternellement. Tu parles trop vite, tu vis trop fort pour que je ne tombe pas dans le piège de toi.


17.11.05 00:00


Y a des lettres de refus qui font plus plaisir que d'autres


A part ça. Quelqu'un sait si l'alcool est contrindiqué quand on est sous anti-inflammatoire ?

18.11.05 17:16


Question stupide

Et si, tout simplement, j'avais peur des filles ?
19.11.05 04:22


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