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Les mystères du sex-appeal
Il y a de ça deux mois, c'est-à-dire le 1er octobre, mon sex-appeal touchait le fond. J'étais comme invisible pour le sexe opposé, pas un regard venant se poser sur moi, et deux filles sommes toutes pas extraordinaires dédaignait la bouche que je leur offrais. En une soirée, c'est beaucoup. Ma détresse était grande face à l'inéluctable constat : j'avais perdu mon sex-appeal. Aujourd'hui 1er décembre, cette nuit n'est plus qu'un mauvais souvenir, car deux mois après, je peux le dire sans crainte, j'ai retrouvé mon sex-appeal. De nouveau les yeux des femmes se posent sur moi, de nouveau je peux compter les très significatifs seconds coups d'oeil, ceux qui reviennent vers moi, volontairement, après m'avoir croisé fortuitement et de nouveau les filles que je croise dans mon travail d'animateur peinent à feindre l'indifférence. Comment expliquer cette étrange éclipse ? D'aucun se diront peut-être que cette période allant de la fin du mois de septembre au début du mois d'octobre n'était qu'un interlude de lucidité dans une gigantesque illusion érotomane, mais ceux-là je ne les écouterais pas. Qu'ils soient prévenus. Mon explication est beaucoup plus convaincante ; en tout cas, moi, elle m'a convaincu. Il y a deux mois, je voulais une copine, j'en cherchais une, j'étais persuadé que j'en avais besoin et que ça me ferait le plus grand bien. Aujourd'hui, pardonnez ma vulgarité, j'en ai rien à branler et je regarde les filles comme les jolies choses qu'elles sont et rien de plus. Je me dis que je n'ai pas de temps, ni d'énergie à leur consacrer, que s'il y en a une qui est prête à accepter de remplir la petite case de ma vie rester libre contre à peu près rien en échange tant mieux, et que sinon tant pis. De là à dire que ce changement de politique à été à l'origine du retour de mon sex-appeal, il n'y qu'un pas, et je le franchis allègrement. Car les filles aiment les défis, les insaisissables et dés qu'elles sentent qu'il en est un qu'elles ne sont pas en mesure d'avoir ou qui ne les désire pas, leur intérêt s'en trouve réveiller. J'en veux pour preuve le nombre incalculable d'opportunités qui s'est présenté à moi quand j'étais amoureux et fidèle et qui s'est considérablement réduit dés que je me suis retrouvé durablement célibataire. Comme quoi, ne pas vouloir de copine, c'est le meilleur moyen d'en avoir. C'est con comme système. |
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1.12.05 19:24 |
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Romance sans parole
Je l'ai dit, j'aime les amours taciturnes, celles qui se passent de ces inutiles bavardages qui m'ont tant agacé dans l'intimité du lit et que j'ai toujours trouvé d'une incroyable stérilité. Que reste-t-il à se dire de toute façon quand les corps ont parlé ? Comme j'ai pu haïr ces manières que certaines avaient de me demander ce que j'avais fait de ma journée, attendant par là que je leur demande ce qui ne m'intéressait pas, à savoir ce qu'elles avaient fait de la leur. Il n'y a pas de communion dans la parole, j'en suis persuadé, et mes plus beaux souvenirs ne s'encombrent pas de mots. Je trouve dans cette volonté de toujours meubler le silence, comme une fuite, une tentative d'occulter une vérité que, moi, j'ai réussi à accepter et dont je m'accommode, qui est que l'on est finalement toujours seul. Admettre que le couple n'est qu'une autre forme de solitude, qu'on ne pourra jamais, comme on le souhaite, phagocyter, ingurgiter l'autre et satisfaire ce désir ultime de l'unité totale, c'est faire un pas déterminant vers l'harmonie. Il doit normalement y avoir assez de richesses dans l'amour pour qu’on n’ait pas à éprouver le besoin de faire du remplissage comme on pourrait le faire avec une connaissance croisée à un arrêt de bus. Je conçois l'amour comme l'endroit de toutes les exigences et j'entends qu'on ne se dise que ces choses qui font réellement sens ou qui bouleverse et qu'on garde le reste pour les repas de famille et les soirées entre amis. Je le sais, je rêve. |
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2.12.05 18:22 |
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Katya
C'est le désespoir de tous les créateurs et raconteurs en tout genre de savoir que, si achevée que soit leur oeuvre, elle n'approchera jamais le degré de perfection et de beauté du chef-d'oeuvre qu'est Katya. (Ai achevé Lauve le Pur, de Richard Millet) |
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3.12.05 14:32 |
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It's all about Lauve
Lauve le pur est une odyssée hybride, perdu entre la banlieue parisienne et le fin fond de la Corrèze ; la ville où ce professeur de français pas encore tout à fait quadragénaire erre, traverse sa nuit, et là campagne où il narre ses errances à un public de vieilles paysannes qui le connaissent bien, qui l’ont vu grandir et que l’on entend évoquer son enfance. Ce récit est porté par la plume très pure de Millet, complexe sans être alambiquée, émaillée de termes parfois un peu désuets, d’imparfait du subjonctif précieux et de quelques régionalismes. Navigant entre trivialité à connotation scatologique et littérarité exacerbée, Lauve le pur m’a fait l’effet d’un sujet mal maîtrisé, perdu dans une trop grande accumulation d’anecdotes et desservie par un héros terni par son manque de vie, qui fatigue par une longue dénigration systématique de la France dans laquelle il vit, mais une dénigration teintée de résignation, dépassionnée, même pas une réelle révolte, colère ou haine, un souffle pour faire quelque chose de ce négativisme comme ce qu’a réussi Céline dans Voyage au bout de la nuit ; un Céline dont on sent l’empreinte mais sans la couleur, ni l’âme, dans une sorte de tiédeur, de modération lassante. Puis il y a cette manière exaspérante de faire référence eu passé comme dépositaire de la pureté, cette façon de véhiculer l’idée d’une dégénérescence, là où Céline, pour ne revenir à lui, ne transmet rien de plus qu’un dégoût de l’humanité, une misanthropie assumée, qui ne me dérange pas, contrairement au passéisme de Millet. Pour en revenir à la structure même du récit, je n’ai pas compris ce qui avait poussé Millet à multiplier ainsi les anecdotes dont le but semble à chaque fois être de nous montrer à quel point Lauve est loin de ce monde qu’il traverse, déconnecté, et à quel point celui-ci ne consiste qu’en une sorte de gigantesque et perpétuelle agression. Mon sentiment est que le lecteur saisit assez vite où est Lauve (et surtout où il n’est pas) et qu’arrive un moment où ces micros événements on quelque chose de redondant et, plus dérangeant, diluent l’essence même du texte qui se situent dans les raisons de son absence au monde et de sa présence à la littérature. Lauve le pur ne m’a pas fait l’effet d’un mauvais roman mais d’un roman qui rate sa cible, qui ne colle ni à la virtuosité de son auteur, ni aux réalités du temps et du lieu auxquels il s’attache. Après l’excellente surprise que fut pour moi Le Renard dans le nom et les attentes qu’il me fit placer en son auteur, je ne peux m’empêcher d’être un peu déçu.
Extrait (une phrase qui m’a particulièrement parlé ) : « Et puis elles retournaient à elles-mêmes, avait-il encore dit, les unes après les autres, en lui représentant qu’il n’avait pas de cœur, qu’il était lâche comme tous les hommes, qu’il crèverait seul, sans gloire ni postérité, un pauvre type, un minable, un malade même, finissaient-elles par crier avant de se mettre à pleurer et de partir en claquant la porte sur celui qui était non pas indifférent à la beauté mais incapable de la contempler autrement que de loin – fût-elle évidente comme celle d’Ingrid, ou bien cachée comme chez Christelle, dans la nudité des corps, et dans cette nuit, disait-il,où les corps se cherchent, se palpent, se hument, se lèchent, se mordent, s’épuisent,en une infinie misère de paroles ; non pas dans le silence mais dans ce qui précède éternellement le silence : les halètements, les petits cris, les râles et les souffles, les pleurs aussi, car elle pleuraient à peu près toutes de la même façon, Ingrid Maes, Christelle Dupuis et les autres, toutes figures de la nuit, avant de s’abandonner au sommeil, contre lui, autant dire contre des songes, non seulement parce qu’il n’était souvent plus là au matin (répugnant, avouait-il, à rester dormir auprès d’elles à cause du lendemain matin, de l’autre fonction des ventres, quand s’agirait de se délivrer d’autres chose que du feu des reins, n’est-ce pas, dans les toilettes d’appartements mal insonorisés, souvent trop proches de la chambre à coucher), mais parce qu’il n’était jamais vraiment là, se plaignaient-elle, entrée dans la grande litanie des femmes, la plainte élevée contre l’autre sexe à qui elle reprochent de ne pas croire à la fusion des cœurs, de ne pas s’illusionner, de ne pas être sentimental ou bien de l’être trop, et finissant, les unes les autres, par lancer à la figure des homme qu’ils étaient incapables d’aimer, qu’ils n’avaient pas ce courage, qu’ils ignoraient ce que c’est qu’une femme, qu’elles mouraient de cette ignorance-là. » |
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4.12.05 15:05 |
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Beauté
Je peux dire ce que je veux sur la nature réelle de mon désir de posséder une belle femme, sur le fait que ce qui me pousse vers elle, c’est pour une grande part la possibilité qu’elle m’offre de coller à une image idéalisée de moi, il y a dans le regard que je porte sur celles qui sont belles quelque chose de tellement déconnecté de l’intellect, quelque chose qui tient tant d’un aveuglement involontaire, que ma compréhension du phénomène ne peut signifier ma capacité à le solutionner ou à m’en déjouer. Il reste quelque chose de mystérieux dans la beauté plastique qui ne tient ni du désir sexuel, ni de la projection de soi et qui est ce qui parle à mes tripes et désarme ma réflexion.
A part ça. Je suis de moins en moins présent sur 20six. Il fallait bien que le quotidien me rattrape un jour. |
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4.12.05 16:19 |
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Y a des jours comme ça
J'avais une idée de note, mais au dernier moment je l'ai oubliée. A part ça. Non rien. |
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5.12.05 23:16 |
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Lassitude
J'ai toujours mieux aimé de loin, là où ne peut arriver que l'embellissement, mais vers lequel je ne suis jamais allé, car il n'offre que la perspecive de la dégradation. Tout ce que j'ai accompli, j'ai puisé dans ma frustration la force de le faire. Toujours plus beaux sont les poèmes sur celles que je n'ai pas baisées. Bla bla bla... Je me répète, comme si j'avais épuisé tous mes maux. La désagréable impression de ne savoir, de ne pouvoir que parler d'elles et, à travers elle, de moi. Ca me fatigue un peu en ce moment. D'où, ici, mon relatif silence. |
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6.12.05 20:25 |
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Le mardi
J'aime bien le mardi parce que c'est le jour où je vois Ophélie.
J'aime pas le mardi parce que c'est le jour du film gay sur XXL.
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7.12.05 00:37 |
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Bonnie
Hier Tanya Bruna Rosso (le ciel soit loué pour ses yeux) a évoqué dans le Grand Journal, le pole-dancing, cette discipline qui consiste à danser avec une bare verticale à l'instar des strip-teaseuses, provoqant ainsi en moi le réveil de la douleur lancinante qu'est l'absence de Bonnie. Plongé dans le souvenir du spectacle de ses circonvolutions autour de la barre, je me suis vu malheureux d'être privée de tant de beauté, mais heureux de ressentir encore quelque chose, de n'être pas dans un état de coma de la sensibilité. Heureux de voir qu'il reste quelque chose de la fascination passée, que celle qui m'a emmené à des hauteur jusque là insoupçonnées, ne m'a pas laissé indemne. Pourquoi je n'y retourne pas ? Pourquoi je ne renonce pas une nouvelle fois à une normalité à laquelle je n'appartiens pas et qui m'ennuie ? (Ai achevé Le Meilleur des Mondes, d'Aldous Huxley) |
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8.12.05 15:58 |
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L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes
Malgré les apparences, je me sens habité par une grande sérénité. |
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9.12.05 22:07 |
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Analogie
J'ai fait un étrange parallèle entre Ophélie et la poitrine de Kirsten Dunst. Mais la photo n'a rien à voir, alors qu'attendons nous pour pendre Joy Sorman ? |
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10.12.05 16:37 |
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Danse
Vu hier à la Bastille, Le Lac des Cygnes par le ballet de l'Opéra de Paris. Toujours la même magie, intacte, les mêmes frissons face à tant de beauté et de grâce. Et même un soubresaut d'effroi lorsque Odile manqua de chuter. Magnifique danse des cygnes, parfaitement réglée qui fit oublier l'architecture parfois un peu hasardeuse des tableaux du premier acte. Je serais curieux de la voir danser par des hommes comme c'est fait actuellement à Mogador. |
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11.12.05 23:01 |
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Eclair
C'était à Réaumur-Sébastopol, sur la ligne trois. Elle est descendue du métro et j'y suis monté. Je n'ai fait que la croiser mais elle était bien plus belle que ne le permettent les limites de l'imagination.
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12.12.05 17:54 |
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Suite aphoristique
Il n'y a pas de réelle frustration. Tout cela se changeant finalement en amour. Il faut créer son propre conditionnement si l'on veut parvenir à se réformer. Rien n'a vraiment d'importance. Il en est comme moi qui ont un train de retard. Ceux-là ne sont jamais réellement présents. Il n'est pas nécessaire d'apprendre le désamour. (Ai achevé J'irai craché sur vos tombes, de Boris Vian) |
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13.12.05 22:20 |
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A Oz il n'y a plus de magicien depuis longtemps.
Il est l'heure de faire peau neuve et de surgir de la profondeur de l'abîme où nous avons chu. |
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14.12.05 01:00 |
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Le type nous revient de la communauté, des poches sous les yeux et le tête plutôt lourde.
Il en revient. On revient de tout. On peut regarder longtemps la même paire de fesses, moulé dans le même jean, se dire qu'elle est certes pas mal, voire même bien, mais pas extraordinaire non plus, et pourtant toujours voir ses yeux se tourner vers elle. Violaine avait un bouton sur le front et j'ai songé à lui demander : "T'as quoi sur le front ?" avec une grande candeur pour la voir rougir comme un poivron rouge. Elle a cette tendance qu'on certains à s'empourprer pour un rien. J'aurais du le faire, ça aurait été drôle. Violaine fait rimer pétasse avec bonnasse. Qui a dit que ça rimait avec conasse ? La conasse dans Céline, c'est la chatte. "Qu'elle se trancherait toute la conasse, qu'elle se la mettrait en lanières, pour me plaire, qu'elle se couperait trois doigt de la main pour me les filer dans l'oignon, qu'elle s'achèterait une moule tout en or, j'y causerais pas, jamais quand même... Pas la moindre bise..." J'ai été beaucoup moins choqué quand Gallo arrache la matrice de Béatrice Dalle à coup de dents dans Trouble every day que quand Lee Anderson déchire la chatte de Lou avec toute la puissance de ses mâchoires dans J'irai cracher sur vos tombes. Le pouvoir évocateur des mots.
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14.12.05 19:19 |
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Lonesome Teddy n'a qu'une seule vie
O... est allée chez le coiffeur. Le résultat me laisse dubitatif : je n'aime pas les filles qui foncissent leur couleur naturelle. Ce qui ne me laisse pas froid c'est sa petite culotte de coton blanc ornée d'un petit noeud de satin. Blanc également. Je saurai le 3 janvier de cette putain d'année 2006 si la messe est dite ou non. |
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14.12.05 21:35 |
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Adolescence, hymne à la fin d'un âge
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14.12.05 21:41 |
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Ce qui se passa après que l'on m'a dénié ma maison et que je suis descendu du métro
L'ère du sommeil de plomb est révolue. Je pense à tout ce sperme répandu en vain, séchant dans des mouchoirs, dans du papier toilettes, dans du sopalin. Je pense à Michelle Wilde, à Melinda Gal. Je pense trop. Je suis de ceux qui s'ennuient vite, des choses et des gens; ceux qui n'aiment rien tant que leur propre compagnie. Je ne désire rien. Rien d'autre qu'un changement régulier. |
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15.12.05 14:19 |
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Je n'ai finalement pas trouvé de chemise
Au début j'ai cru que c'était parce qu'elle était jolie. Ensuite j'ai cru que c'était parce qu'elle ressemblait à Sabrina. Mais ces explications ne suffisaient pas à justifier mon émoi. Et puis en sortant de la cabine, j'ai compris que c'était parce qu'elle avait dans les yeux quelque chose de Bonnie. Je me prends à rêver qu'elle me hante toute ma vie. Je ne rêve pas d'un destin tragique, juste d'un destin. |
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15.12.05 16:13 |
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