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Après nous, le déluge
Il a fallu le faire pour le principe : sortir. Je n'ai rien contre le fait de ne pas m'amuser tant que je sais que les autres ne le font pas non plus. Sur les coups de six heures du matin, après tant de vanité, mes envies d'ailleurs m'ont repris. Des images empruntée à des films asiatiques pluviaux vinrent se superposer à celles perçues par mon regard de la réalité environante... décevante et indigne. Un fait me frappe de manière récurrente : jusqu'ici rien n'a vraiment eu d'importance, aucune de mes erreurs n'a jamais vraiment porté à conséquence. Peut-être est-il temps de prendre de vrais risques. savons- nous vraiment de quoi nous avons envie...? |
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1.1.06 21:01 |
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La valse du sud de la Pensylvannie
Je ne sais pas si j'aurai l'énergie nécessaire pour tout faire. D'abord laisser les obsessions dans le champ qui n'est pas de celui de l'action. J'aimerais en avoir fini de l'attente, du transit, pas parce que je suis d'arriver mais parce que je suis fatigué de tout ce qu'il faut mettre en oeuvre sur ce chemin. En clair : la seule chose qui m'ait jamais gêné dans la vie d'étudiant, ce sont les études. Je hais toute forme d'obligation. Je ne les tolère que lorsque je sais que je peux m'en défaire facilement. S'il est bien un but que je poursuis dans la vie, c'est celui de parvenir à être dans une situation où l'on m'en imposera le moins possible. |
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2.1.06 19:56 |
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Est-il possible qu'a un quelconque moment nous ayons pu manquer de présomption ?
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3.1.06 04:05 |
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L'odeur des champs le matin suivant la fenaison m'enivra tout de même
Je ne connais plus ces dizaines de personnes que j'ai été et qui gisent aujourd'hui dans la terre de celle que je suis, qui, certainement, en sont la litière. Je regarde le passé sans indulgence, ne me pardonnant pas ce que j'appelle errements, mais qui étaient à l'heure essentiels. Je vois les inspirations d'hier et me dit face à leur incongruité qu’elles ne peuvent avoir été le fait que de personnes autres que moi. Pourtant. J'étais autrefois infiniment meilleur, bien moins cynique et blasé, bien plus ouvert et accessible, moins élitiste et présomptueux, beaucoup plus sujet à l'émerveillement. Il me semble aussi que j'avais alors une certaine foi en les femmes. On m'a bien plus remarqué, désirer et aimer à mesure que je devenais celui que je suis, même si - restons lucide - ce n'était que superficiellement. Je n'ai sentimentalement plus beaucoup de latitude, me retrouve une sorte d'handicapé de l'amour. Cela en effraie beaucoup, mais aux yeux de certaines me rend désirable. Ce sont celles qui y croient encore qui préfère rester à l'écart et celles qui n'y croient plus ou n'en veulent pas peuvent me trouver désirable. Comme le peuvent les inconscientes et les amoureuses du défi qui pensent pouvoir réformer ma froideur et mon inflexibilité. Je me suis déjà prêté à ce jeu. Ce n'est pas moi qui ai perdu des plumes. J'ignore exactement quelle sorte d'énergie et quelle dose de merveilleux sera nécessaire pour défaire ce qui a été fait, mais je reste persuadé que c'est immense. Malgré tout, je ne regrette pas d'être devenu celui que je suis. |
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4.1.06 18:24 |
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Le cadre s'est fissuré sur le protrait de la crédence
S"il est bien une chose difficile à accepter, c'est de ne pouvoir être celui qu'on a souvents rêvé d'être. C'est un deuil assez long. Quant à savoir s'il est douloureux, je ne le saurai dire car mes terminaisons nerveuses sont plutôt émoussées et ne me transmettent plus grand chose.
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5.1.06 03:00 |
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Là haut demeure Barbie pupute
J... peu avant ce repas où me fut conter la fabuleuse histoire de "boule d'or" - de comment elle naquit pour engendrer nombre de petites morts - me fit un remarque d'une fulgurante perspicacité au sujet de D..., 15 ans, chaude comme une scorie mal éteinte, se pressant inopinément contre moi à la moindre occasion et glossant ses lèvres pour me plaire et au sujet de laquelle je n'ai rien fait. Après tout ce que j'avais pu dire sur les jeunes filles de cet âge, je m'étonnais de rester dans le flou quant à la décision à prendre et surtout de mon manque d'enthousiasme, lorsque J... me fit remarquer que ce qui me refroidissait c'était peut-être le statut de traînée de D... . Brillante intuition en vérité et chose que je suis surpris d'avoir ingoré jusque là. J'y réfléchi depuis et constate à quel point je méprise l'absence de subtilité et d'ambiguité. J'ai pourtant quelques triomphes faciles à mon actif. Dois-je les mettre sur le compte des circonstances d'alors ? Oui. Je vois presque autant de gloire dans la perspective que les choses arrivent que dans leur avènement même. Il faudra apprendre à chaser autre chose que cette pseudo "gloire" |
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6.1.06 20:08 |
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Cet étrange sensation de n'être pas dans le vrai
Qu'est-ce donc que j'ai envie de fuit pour que me reprennent ces envies d'ailleurs ? L'inaction ? Peut-être est-ce l'attente. N'avez-vous jamais l'impression de rester sur le côté pendant que les autres vivent ? Il ne me semble pas envisageable de persister trop longtemps dans un mode de vie si celui-ci n'apporte pas une certaine plénitude. Et si mon actuel mode de vie ne fait pas de moi quelqu'un de malheureux, il ne m'apporte pas pour autant cette forme recherchée de plénitude et cette impression de vivre, de ne pas perdre mon temps. Bien sûr tout est planifié, mais n'est-il pas temps d'envoyer balader les plans pour prendre les risques évoqués il y a peu ?
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7.1.06 19:48 |
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In loving memory of Jean-Marc Mormeck
Ce qui est triste ce n'est pas qu'il ne soit pas grand, c'est le mal que nous a fait de croire qu'il l'était. |
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8.1.06 05:02 |
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Pureté de l'instant onirique
Je suis tombé amoureux cette nuit. Elle était blonde avec une bouche magnifique. Le souvenir de ce rêve est vivace. Aucun des baisers que j'ai connus dans la réalité n'était si doux, si riche de sensations que ceux qu'elle me donna la nuit derniere. Toutes les nuits de cette semaine ont été habitées par des filles inconnues que j'ai embrassées, mais il n'y a que celle de la nuit dernière que j'ai aimée. On n'accorde pas au rêve l'importance qu'il mérite parce qu'il est un état différé de la conscience, pourtant sans lui j'aurai oublier depuis longtemps ce qu'est l'amour. L'intensité des affects que je connais dans le rêve n'a rien a envié à celle de ceux que j'éprouve dans l'état éveillé de ma conscience. Et celle que j'ai connue nuitament m'a manquée toute la journée. |
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8.1.06 22:38 |
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Je généralise parce que j’aime à croire que je peux déterminer des systèmes même si je suis évidemment incapable de le faire
C’est le désir qui fait la différence. Face à lui, il n’y a qu’une alternative : assouvissement ou frustration. Mais quand le désir embrasse un nombre sans cesse croissant de filles, quand il peut être éveillé une dizaine de fois par jour et plus, l’assouvissement n’est techniquement plus possible. Certain choisissent d’assouvir le plus de ces désirs qu’il est possible, mais leur course est sans fin et ne mène nulle part, certainement pas, en tout cas, à la fin de la frustration ou a celle du désir. Rester inactif face à ce désir provoquera également la frustration. La seule solution au problème apparaît logiquement : il s’agit d’annihiler le désir. Pour savoir si c’est réalisable, il convient de s’intéresser à l’essence de ce désir.
La plupart du temps, le désir n’est que superficiel. Lorsque Caroline Trentini s’en mêle, il a quelque chose de transcendantal. |
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9.1.06 20:37 |
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La suite du jeu de généralisation initié hier
Ce désir transcende la vie. En aspirant à tant de perfection, à si peu d’humanité (d’autant qu’il s’agit ici d’images, de représentations), il se confond avec une pulsion de mort. La perfection plastique quasi morbide Caroline Trentini, pour ne citer qu’elle, l’exclu du corps social auquel nous sentons appartenir et la place au rang d’icône. La fascination face à son image demeure pourtant désir puisqu’elle consiste en une envie de s’élever à son rang, de devenir digne d’elle, donc cesser d’être humain, cesser d’être vivant. Rien, bien entendu, ne nous sépare réellement de l’être Caroline Trentini, mais une foule de choses nous séparent de la seule manifestation d’elle qui nous parvient et qui est l’image. Il y a bien sûr nos imperfections visibles, mais aussi toutes nos fonctions les plus basses, celles pour lesquelles nous n’avons que mépris et auxquelles échappe l’image. Je prendrai pour exemple mon incapacité à tolérer mon vice et mon désir de devenir meilleur à l’époque de ma fascination pour Bonnie. J’avais alors trouvé une issue à mon déni d’humanité en écrivant un roman où je me confondais avec le héros, ce qui, dans une certaine mesure, me permettait d’exister en dehors de l’humain. L’association de moi (un être) avec Bonnie (une image) qui était impossible dans le réel, ne l’était plus à partir du moment où coexistait dans la fiction une représentation de moi et une d’elle. Le désir qu’on éprouve pour être est constitué généralement de composantes distinctes et plus ou moins bien dotées et réparties, telles que le désir sexuel, la possibilité de rehausser l’estime de soi, la volonté d’accaparer une partie d’un être qui nous procure du plaisir, l’opportunité de rompre avec la solitude et d’autres particularités mineures variant selon les individus. Mais le désir que nous éprouvons face à Caroline Trentini, ou, devrais-je dire, face à sa représentation, à l’instar de celui éprouvé face à Bonnie, est purement esthétique et nous renvoie à cette pulsion d’aller au-delà, de transcender notre condition de mortel. Et c’est ici que l’on découvre ce génial paradoxe, à savoir que c’est un corps qui éveille en nous le désir d’être pur esprit, désir auquel il n’existe, a priori, pas d’issue. Mais contrairement au désir commun qui est superficiel, celui-là est essentiel ; au sens où il se rapporte à l’essence même de l’être et non seulement à de simple contingences physiques et sociales. Comprendre cela, c’est faire un pas. L’intégrer complètement, c’est remporter la bataille du désir. Une fois cela accompli, il ne nous restera plus qu’à aimer. |
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10.1.06 18:44 |
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Je ne puis plus enlever leur sillage aux porteurs de coton
Peut-on croire que la détermination est la clé de la réussite de toute entreprise ? Je ne me conçois pas comme quelqu'un de déterminé. Il suffit pafois d'un rien, de quelque chose de dérisoire pour opérer une prise de conscience. Le projet de départ anticipé se dessine peu à peu. L'éventail de destination s'élargit. Il me semble avoir trop attendu. D'ici au départ il reste des choses à faire pour se sortir d'une certaine routine établie depuis à peu près un an. Je ne peux pas attendre des autres qu'ils changent les choses pour moi.
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11.1.06 19:17 |
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With great power come great responsabilities
Il importe que je tâche sans cesse de hisser le degré de richesse de mon existence à la hauteur qu'exige mon tempérament d'exception. Où trouverai-je cette énergie ? Peut-être dans la frustration d'une vie montone. Il ne suffit après tout que d'impulsions. |
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12.1.06 20:05 |
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L'art de la guerre
J'ai horreur de mentir et, tout naturellement, c'est quelque chose que je fais par grande nécessité et très mal. J'accepte mal la crédulité qu'on m'offre et chaque fois que je peux, je fini par rétablir la vérité. J'ignore pourquoi le mensonge me répugne tant. Et si ensemble nous prenions le temps de déconstruire nos personnage pour voir un peu ce qui ce cache derrière. |
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13.1.06 21:43 |
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Nous n'avons pas de destin... juste une certaine chance
Je me suis toujours basé sur le fait que jusqu'ici tout s'était bien passé dans ma vie pour me rassurer sur la suite des événements, me dire qu'il n'y avait pas de raison pour que cette dynamique cesse. Partant de là, j'ai toujours affecté une certaine nonchalance et me suis plu à chaque fois à m'en sortir de justesse. J'ai toujours traversé la vie sans la moindre inquiétude, comme si un chemin au soleil m'avait déjà été réservé. J'ai du mal à me défaire de cette croyance et je coninue à jouer un peu avec le feu. |
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14.1.06 21:28 |
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Réinventer la lénification
Je ne suis pas rancunier de nature mais j'aurais du mal à ne pas me réjouir si je venais à apprendre le décès Laure. Je ne sais pas pourquoi je pense à ça aujourd'hui d'ailleurs. Probablement qu'en ce jour dédié au Seigneur, je n'ai rien d'autre à faire que de souhaiter la mort d'une ex. |
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15.1.06 22:50 |
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J'ai toujours plus de tendresse pour celles que je n'ai pas connues. Probablement parce que je n'ai pas eu l'occasion de les voir telles qu'elles sont vraiment
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16.1.06 23:07 |
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Je reste persuadé qu'au fond de moi sommeille une âme de pute
Il peut-être long le temps qui passe avant que l'on rencontre une qui nous plaise. Et je ne parle pas d'amour, juste de nous plaire assez pour nous faire renoncer au confort du célibat. Il peut être long ce temps. A dix ans, il sait déjà qu'idéalement une fille doit pouvoir rentrer son cul dans un 36. C'est peut-être pour ça que, parmi trois-cents autres enfants cotoyés chaque jour, j'ai developpé une tendresse particulière pour Avner. |
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17.1.06 21:07 |
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Là où il n'y a ni lieues, ni mètres
Je me suis rendu compte dernièrement que ce que je faisais sans le doute le mieux c'était critiquer. J'ai une incroyable facilité à trouver ce qui cloche et à le pointer du doigt. Je suis beauoup moins prolixe sur les choses que j'aime.
Je commence à me faire à l'idée de partir là-bas. Je n'en ai pourtant jamais rêvé. C'est un désir neuf qui fait petit à petit son chemin en moi. Tout cela reste vague toutefois et l'expérience m'a appris à ne pas trop me projeter. La question étant désormais de savoir ce que je vais faire jusque là. |
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18.1.06 20:43 |
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Mes vies sans moi
Il faut parfois savoir faire preuve pragmatisme. Lorsque j'avais sept ans, l'aiguille d'une seringue hypodermique a atterri dans mon oeil gauche. C'est aujourd'hui de cet oeil que je vois le mieux. |
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19.1.06 22:41 |
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