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Mercredi 1 février 2006

Hay foot, straw foot

Ils ne savaient pas différencier la droite de la gauche mais ils savaient faire la différence entre le côté de la paille et celui du foin.

1.2.06 03:41


Jeudi 2 février 2006

Erreur n°177

 Regarder les programmes d'XXL immédiatement après un documentaire sur les théories de Stephen Hawking sur le temps et de l'univers.

 

2.2.06 04:48


Vendredi 3 février 2006

Au crépuscule du trouble

Je suis de ceux qui ne font rien avant de savoir si ça en vaut la peine, ceux qui accordent trop de valeur à leurs initiatives dés qu'elles sont tournées vers d'autres qu'eux.

Je m'interroge : puis-je créé la nécessité d'écrire ? Tous mes travaux poétiques et romanesques sont en suspens. L'envie est là mais pas la nécessité, pas cet impérieux besoin qui, il y a peu, me clouait cinq à six heures d'affilés pratiquement tous les soirs de la semaine à essayer de sortir les mots. A cette époque tout avait du goût et un sens et je n'avais pas besoin de m'accrocher à un projet de fuite.
Parfois je doute, subrepticement. Est-ce ma voie ? Y suis-je destinée ? Y trouverai-je ce que je cherche ? Choisis-t-on l'écriture à défaut de la plénitude ? A défaut de la vie ?

3.2.06 21:33


Samedi 4 février 2006

...ou les sanctuaires du trop peu

Le célibat exige une hygiène de vie particulière qu'il importe de suivre rigoureusement. Le plus important est de se décharger régulièrement de son influx sexuel. S'il est contenu, les impressions s'en trouvent détournées, la détermination éprouvée et les raisonnement faussés. Hier dans la nuit, après deux jours de manquement à ma pratique quotidienne de la masturbation, des idées totalement absurdes et quelques plan douteux m'ont traversé l'esprit. Des exs en temps normal méprisées me sont apparus sous un jour avantageux et des choix indiscutables ont été remis en cause.
Il est difficile de parvenir à accepter la prééminence des hormones sur l'esprit pour quelqu'un d'aussi cérébral que moi. Je me demande jusqu'où peut-être poussé le contrôle de ces paramètres qui nous sont imposés, qu'ils soient physiques ou sociaux.

4.2.06 21:55


Dimanche 5 février 2006

Seule subsiste une volontaire ignorance

Toujours avoir la force de se persuader, voilà ce qui détermine le niveau de contrôle que l'on peut avoir sur sa vie. Il faut savoir penser à soi comme à un personnage, croire en la possibilité de se créer. Le reste n'est que détails.

5.2.06 23:22


Lundi 6 février 2006

Loveless

J'ai réalisé tout à l'heure que cet album a presque quinze ans. Difficile à croire tant cet opus jamais égalé, qui flirte avec la perfection apparaît toujours aussi moderne, surprenant et destabilisant. Le rock, qui dernièrement nous a servi son lot de régression et de ressucés, a connu en quinze ans de grands groupes mais plus jamais une telle claque.
Je n'ai rien à dire de constructif sur Loveless, pas de critique élégiaque, pas de vibrant plaidoyer, pas d'analyse fumeuse. Ce disque intemporel n'a besoin de rien d'autre que de lui-même pour convaincre. Je crois aux destinées musicales, je crois qu'on ne peut passer à côté des mélodies et des chansons qui changent notre vie. Je suis persuadé qu'en l'espace d'une vie, ces artistes qui nous sont essentiels nous devons tous les croiser. Il suffit juste de garder les yeux ouverts. Nul doute que Loveless croisera encore nombre de routes, bouleversera encore nombre d'oreilles car il fait partie de ces oeuvres qui ne seront jamais dépassées.

J'ai mes doutes quant à l'avenir artistique de l'humanité. Je me dis que peut-être, après six mille ans de culture, pratiquement plus rien n'est à inventer, que les avant-gardes sont épuisées. Je me demande parfois si l'humanité n'est pas en fin de cycle, arrivée au bout de sa progression en tant qu'espèce ; si l'homme n'a pas atteint toutes ses limites, que ce soit celles du corps, de l'intellect ou de la créativité. Il me semble que les seuls progrès faits aujourd'hui ne sont que de dérisoires progrès techniques.
Peut-être y a-t-il quelque chose d'une implacable logique dans cette extinction définitive de laquelle l'Homme n'a jamais été si proche. Peut-être, maintenant que tout a été fait, est-il temps de quitter la scène dans ce gigantesque suicide collectif inéluctable que le vingtième siècle a préparé. Comme si l'espèce elle-même avait une destinée.

6.2.06 20:58


Mardi 7 février 2006

7.2.06 12:54


Mercredi 8 février 2006

Au chevet de la vacuité

Plus grand chose à faire ici, semble-t-il. La mélancolie lovelessienne s'attache à mes pas cette semaine et rend toutes choses vaporeuses et soniques.
J'ai besoin de quelque chose
de significatif, de me sortir du marasme de la vanité et de l'attente.
J'étais, hier soir, étrangement serein pour un esthète cernés par tant d'adolescentes aprêtées. J'étais au sein étrange d'une autre jeunesse qui en sait autant à dix-sept ans que j'en savais à vingt-et-un. Une jeunesse qui a compris la superficialité et qui aurait bien tort de ne pas s'y a adonner.
Nous ne savons toujours pas ce qu'il adviendra du rock, mais nous sommes sûrs désormais qu'il aura tout connu.

Quel projet ? Après tout mieux vaut bousiller sa vie en prenant des risques plutôt que de crever d'ennui dans une banlieue comme toutes les autres. Ou peut-être que je dis de la merde. J'avoue que je suis paumé en ce moment, confus. J'avoue...

8.2.06 18:03


Jeudi 9 février 2006

Les cartes que l'on tire ne disent que ce fragment du monde des possibles auquel quelqu'un a voulu croire

 


Une ville est une ville. Une mégalopole de plus avec ses lumières qui déchiquettent la nuit. Avec ses trains qui la lacèrent et ses métros qui la transperce. Une mégalopole peut seule offrir l'isolement du désert, vous cerner de gens aussi signifiants que des grains de sable. Peut-ête remplaceront nous celle-là par une autre. Peut-être sera-ce là le déclic.

9.2.06 18:36


Vendredi 10 février 2006

"Vous allez être heureux..."

Les concernants, elles : après être passé par à peu près tous les états, je ne désespère pas de savoir un jour de quoi il retourne.

Ceux qui rêvent de voir les filles se jeter en masse à leur cou, ignorent bien souvent qu'il ne rêvent que du prestige qu'il y aurait à les rejeter toutes.

10.2.06 20:41


Samedi 11 février 2006

Prière
Mon Dieu, faites que je sois dupe de nobles et belles choses toute ma vie."
Villiers de Lille Adam

Bande son : Godspeed You Black Emperor! - Motherfucker=Redeemer

11.2.06 19:37


Dimanche 12 février 2006

Ken : histoire d'une syllepse

Elle voit le visage de l'homme aux sept cicatrices. Puis elle éteint la télé. Elle a trop chaud peut-être. Sans doute à l'intérieur de la télé, pendant qu'elle est éteinte, l'homme aux sept cicatrices continue d'en anihiler d'autres, des hommes, même si on le voit pas. Sans doute il continue au cas où elle rallumerait la télé subitement, sans prévenir : il ne voudrait pas être vu en train de chômer.
Elle va prendre une douche peut-être. Cela n'a pas d'importance. Elle marche bizarrement, certainement d'avoir trop baisé. Certainement les parois de son vagin sont irritées et la font souffrir.
(C'est la première fois qu'elle a cette sensation. A vrai dire, elle ne s'attendait pas, elle avec son physique si ingrat, à ressentir ça un jour. Elle avait toujours écouté les histoires de ses copines, ce genre d'histoire-là, en se disant qu'elle ne serait jamais à la place de celles qui les racontaient. Elle s'était toujours dit qu'elle, le morceau de viande de second choix, était condamnée à récupérer les divers tarés, au sens propres du terme, qui trainaient dehors, comme cet unijambiste d'il y a trois mois, pendant que les autres filles, les minces, rafflaient le haut panier : les bons partis et les bons coups. Peut-être.)
L'homme aux sept cicatrices, lui, n'a pas de sexe. Tout du moins lorsque la télé est allumé, il n'en a pas. Peut-être, une fois éteinte, déclare-t-il une trêve avec ses ennemis pour baiser la princesse ou une quelconque paysanne qu'il a sauvé du viol.


Bande Son : Godspeed You Black Emperor! - The dead flag blues

12.2.06 17:17


Lundi 13 février 2006

Extrait 

-         Parles-en à ton pote jésus et à tous les allumés de son mégalo-fan-club. Dis-leur que le Messie, le vrai, il les emmerde. 
La voix de John avait résonné parmi tous ces bruits d’os brisés, dans le règne cette impression générale de délabrement, puis il s’était levé et était parti en gueulant.
-         Va crever, a répondu une voix non identifiée, paumée dans le lointain.
On retournera à la poussière, on y retournera tous. Et on aura pas mal de truc à lui demander.

13.2.06 22:41


Mardi 14 février 2006

A Rebours

Nous traversons la vie et il ne nous reste souvent pas grand-chose de plus que des souvenirs pour nous raccrocher à ce que nous avons vécu, à celui que nous avons été et qui est les fondations de celui que nous sommes. L'écrit n'est qu'une question d'identité, d'être plus en prise avec son moi à travers ses différentes manifestations, les différentes traces qu'il a laissé.
Dans un présent impalpable, en constante mutation en un passé qui ne fait rien d'autre que devenir lointain et par là même cesser d'être significatif, voire cesser d'exister avec la perte des souvenirs, nous tentons d'avancer avec ce qui n'est que des bribes de nous, cet être instantané, dans l'immédiat, dans l'urgence. Les sentiments, les opinions, les impressions changent et avec la disparition de nos anciennes croyances, c'est à chaque fois un de ceux que nous avons été, un de ceux qui a forgé notre identité qui disparaît. Et s'il n'y a pas d'écrit, il disparaît sans laisser de trace; il s'évanouit sans que persiste un moyen de rentrer un jour en contact avec lui.
Il n'est plus celui que nous avons été et qui a aimé celle-ci ou celle-là.
Il n'est plus et c'est alors tout un pan de notre vie qui, semble-t-il, cesse de faire sens. (Peut-être d'ailleurs, le plus difficile dans la fin d'une histoire d'amour, ce n'est pas de renoncer à l'autre, c'est de renoncer à soi.) Il ne nous reste que des souvenirs plus ou moins flous, rien de suffisant en tout cas pour que l'on puisse rester en prise avec celui qu'on a été.
De toute expérience on tire des enseignements, mais celles de nos expériences qui nous fixent par l'écrit sont les plus importantes. Elle nous permettent a posteriori de nous observer dans la continuité, d'être témoin de notre évolution et donc de résoudre dans une certaine mesure la question de notre identité. Car, à n'en pas douter, toutes les questions que l'on se pose sur soi, trouvent leurs réponses dans le passé.

14.2.06 22:54


Mercredi 15 février 2006

A toutes les filles que j'ai aimé avant

Hors catégorie : Anita Blond / Aurora Snow / Brianna Banks / Jennifer Dark / Laure Sainclair / Melinda Gal / Michelle Wild / Monica Sweetheart / Tiffany Hopkins

Alaura Eden / Alektra Blue / Alicia Rhodes / Allison Wyte / Anna Nova / Ariana Jollee / Brooke Ballentyne / Cassie Young / Charlotte Stokely / Chloe Dior / Claire Robbins / Corinna Taylor / Crystal Ray / Cynara Fox / Dani Woodward / Deja Daire / Eva Angelina / Fallon Sommers / Jackie Moore / Jenna Haze / Hayley Jayde / Katie Morgan / Kelly Kroft / Lanny Barbie / Laura Angel / Liz Del Mar / Mary Anne / Margo Stevens / Melissa Doll / Rachel Rotten / Sandra Fovéa / Taryn Thomas / Tiana Lynn / Tory Lane / Vicky Vette

15.2.06 22:25


Jeudi 16 février 2006

AAA

Si M.A. est manifestement la moins belle de toutes les filles avec lesquelles je suis sorti, c'est peut-être paradoxalement la conquête dont j'ai le moins à rougir et ce même si c'est une traînée et que nous n'avons jamais formé un couple. D'ailleurs je ne peux m'empêcher de penser que si elle m'avait plu physqiuement, nous aurions pris une toute autre route et qui sait ce qu'il eût pu advenir.

Certes elle était frigide, certes lorsqu'elle était sobre elle était aphasique, apathique et asthénique, mais après quelques verres elle devenait fascinante d'audace et de liberté, et surtout elle devenait une sorte de moteur, une force capable de me mettre en mouvement et de faire arriver les choses. Elle savait se trouver au centre de l'animation, ou la créer, je ne sais pas, mais le fait est que c'est la seule avec laquelle je ne me suis pas ennuyé. Passer une soirée avec elle, c'était l'assurance de rencontrer toute sorte de gens jusqu'ici inconnus d'elle, croisées au hasard, d'un ancien champion du monde de boxe thaï à un rappeur du treizième en passant par un dealer d'ecsta fraîchement sorti de prison.

Mais moi qui peine à tolérer le moindre défaut plastique, elle a fini par me répugner physiquement et aujourd'hui encore quand je croise une fille qui porte le même parfum, j'ai des haut-le-coeur.

16.2.06 17:37


Vendredi 17 février 2006

"J’aime enculer une pute crevée"  

Quand l’artiste le plus culte et le plus trash de l’underground mondial se produit à Paris, ça a quelque chose de l’événement de l’année pour un certain microcosme. J’étais curieux de savoir avant d’y aller quel genre de personne j’allais croiser là-bas et, particulièrement, quel genre de fille.
C’est finalement un public relativement éclectique qui se retrouvait au point Ephémère, où je croisai le regard de Camille, l’artiste multimerdia de la Chope du Château Rouge, et cru reconnaître une vague sorbonnarde assez laide, manifestement une des rares à ne pas avoir un balai dans le cul. Au sein de cette assemblée où se côtoyaient roots, pseudo-goths, semi-punks, queers hype et une bonne majorité de bobos arty, étaient perdues une très belle journaliste avec une poitrine magnifique et une petite pétasse baguée (comme les teenage, pas comme les pigeons) furieusement sexuelle qui fumait clope sur clope et qui m'a causée quelques sueurs.
Faux sperme, faux sang, fausse pisse, fausse merde et vraie bite pour un vrai show, dense, bruyant, époustouflant de violence et d’humour, où Costes à poil sur scène finissait, après avoir enculé sa poupée gonflable, par se poser cette question plus qu’existentielle : pourquoi les meilleures salopes ont-elles toujours le cul plein de merde ? Lui qui une heure avant le spectacle faisait sauter sur ses genoux une adorable petite fille  d’un an et demi. Oui, j’aime les paradoxes.
Je savais Costes grand musicien, je le sais maintenant grand performer.

17.2.06 18:24


Samedi 18 février 2006

Six brundle-mouches six pieds sous terre

J'aime quand un jour ne se ressemble pas. Particulièrement les jours du week-end.

Je crois que jusqu'ici je n'avais pas la bonne approche. J'apprends doucement à être plus frontal, plus brutal. Cela permet au moins de ne pas m'ennuyer. Parce que finalement c'est toujours à un combat contre l'ennui que ce qu'on fait se rapporte. Ou pas.

18.2.06 18:35


Dimanche 19 février 2006

Décalqué

J'avais oublié à quel point se lever à 17h30 peut métamorphoser une journée.

Une circonstance que je préfère taire m'a amené à penser de nouveau à cet hommeJe me suis alors fait une réflexion qui m'avait échappé à l'époque : si cette situation a tant perduré, c'est que quelque part elle avait quelque chose d'infiniment pratique.

19.2.06 23:59


Lundi 20 février 2006

Nos années sauvages

Nelson Monfort est Dieu

20.2.06 22:52


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