|
Vendredi, le premier jour du mois de juin deux-mille-sept
Jamel l'oiseau
|
|
|
1.6.07 00:00 |
|
|
Samedi, le deuxième jour du mois de juin deux-mille-sept
Sonnepte Fardeau d’une étoile brassant du lien. Pendant Des constellations déprimées entre les stèles De neuves brisures. Courriers moins longs mais plus lents, Plus amers, moins malhabile. Et le vent martèle. Me dis-je, origine frappée du jour : « Vérole, Et vers ta moue boudeuse, tes charmes enveloppés Fillette de Neustrie, un autre monopole. » Entraille et sentiments dans la danse, éclopés. C'est tout ça, cette mer qui vit mais qui suffoque ; Des pierres dans le ventre, du gravier dans la bouche. C'est sur un autre soi que son chemin débouche. Diaphane de verres, l’ivreté que j'évoque Rouge à ne plus y croire, n’est pas une voyelle. C’est l’autre intrication d’autres damnés des ciels. |
|
|
2.6.07 00:00 |
|
|
Dimanche, le troisième jour du mois de juin deux-mille-sept
Le poids d'âges indécis fit ployer mes paupières Défait du pouvoir d'enfreindre ta liberté, je contemple l'heure immense du couronnement Figures libres, prosodie du renouveau En ton sillage, je reconnais la grâce, témoigne du miracle de la foi Je dérive sans rigueur, blanchi par l'écume de ton mouvement |
|
|
3.6.07 00:00 |
|
|
Lundi, le quatrième jour du mois de juin deux-mille-sept
Bonace Je n'avais pas assez d'yeux, blonde amante des jours alcyoniens Corrodé de merveilles par toutes tes eaux, initié à la lactescence de ta peau, je me vis dissous en toi puis né à nouveau Longues litanies du plaisir, blanches aurores du lendemain retrouvé, entrelacs et désir |
|
|
4.6.07 00:00 |
|
|
Mardi, le cinquième jour du mois de juin deux-mille-sept
Robert Wagner
|
|
|
5.6.07 00:00 |
|
|
Mercredi, le sixième jour du mois de juin deux-mille-sept
Watchasay? Pas le match du siècle mais rarement c'est le match du siècle, une fois tous les cent ans peut-être... En sortant un des types a récupéré son dentier dans la shouze moisi d'un bricolo du stade, aller se boire des pintes, laisser se décanter le trou noir de la couche de zone quoi... C'était encore la faute des filles et de leur incurie, je veux dire notre échec dans le braquage du vieux rade de Paulus et le Beretta enrayé et la vieille chienne dézinguée à coup de cruciforme, c'était leur faute. Et la plus grande, Floriane, qui trainait son boulard dans les parages de l'ancienne gare avec ce vieux type attardé et ses cols pelle à tarte, la Floriane et son QI de pétoncle en silicium, on a déraillé le jour où on l'a embarquée dans l'affaire. Mais Poulet je le dis, il est pas capable de penser avec autre chose que sa bite. Avec Pelle à tarte qu'elle s'est pointée au rencard cette pute, et l'autre demeuré qui croyait nous apprendre le boulot, quinze ans que je le fais ce boulot, qu’est-ce que tu veux m’apprendre ? Retourne désosser tes pigeons et ferme ta gueule t'auras chaud aux dents, pédé. Les jumelles, elles ont pris la mouche, c'est toujours plus simple de foutre toute cette merde en l'air pour souffler dessus quand elle te retombe sur la gueule. Purine et Purpurine, c’est comme ça que je les ai toujours appelées, les jumelles. Alors Poulet, il a crevé le foie de la chienne avec son tournevis mais Paulus a pas filé la caisse et le beretta s'est enrayé et il avait dit juste avant mieux vaut crever que de continuer à se briser le rectum pour la bande de raclures, trois braquages en trois mois, je préfère crever… je préfère crever. L'achever à coups de tournevis, je l'aurais fait sans problème, même pas j'aurais sourciller, mais ce branque de Pelle à tarte a dit laisser le vieux tranquille et Poulet et les filles ont eu pitié, comme si, j'ai dit, comme si la pitié pouvait payer le plein de ma caisse, les manucures de ma femme et les couches de la petite. |
|
|
6.6.07 00:00 |
|
|
Jeudi, le septième jour du mois de juin deux-mille-sept
Le candidat des mers Strates décousues du temps, réponse bégayée à l'appel d'une charnelle pudeur Tu me retiens dans ton ombre, vaste et souple Vastitude du chant aussi, neuves querelles, avortements liberticides L'afflux de tes eaux tour à tour m'enivre et me noie Ton corps blanc, l'intrication de nos veines, l'intrication de nos rouages, et l'avidité de nos manèges... |
|
|
7.6.07 00:00 |
|
|
Vendredi, le huitième jour du mois de juin deux-mille-sept
Jamel l'oiseau
|
|
|
8.6.07 00:00 |
|
|
Dimanche, le dixième jour du mois de juin deux-mille-sept
Flux "Oui, me disais-je, moi aussi j’aime tout ce qui coule : les fleuves, les égouts, la lave, le sperme, le sang, la bile, les mots, les phrases. J’aime le liquide amniotique quand la poche des eaux crève, j’aime le rein avec ses calculs douloureux, sa gravelle et je ne sais quoi ; j’aime l’urine qui jaillit brûlante, et j’aime la blennorragie qui s’écoule indéfiniment ; j’aime les mots des hystériques et les phrases qui coulent comme la dysenterie et reflètent toutes les images des maladies de l’âme ; j’aime les grands fleuves comme l’Amazone et l’Orinoco, où des hommes timbrés comme Moravagine vont flottant à travers rêve et légende sur un canot et se noient aux bouches aveugles du fleuve. J’aime tout ce qui coule, même le flux menstruel qui emporte les œufs non fécondés. J’aime les écritures qui coulent qu’elles soient hiératiques, ésotériques, perverses, polymorphes ou unilatérales. J’aime tout ce qui coule, tout ce qui porte en soi le temps et le devenir, tout ce qui nous ramène au commencement où ne se trouve point de fin : la violence des prophètes, l’obscénité qui est extase, la sagesse des fanatiques, le prêtre avec sa litanie gommeuse, les mots ignobles de la putain, la salive qui s’écoule dans le ruisseau de la rue, le lait du sein et le miel amer qui coule de la matrice, tout ce qui est fluide, tout ce qui se fond, tout ce qui est dissous et dissolvant, tout le pus et la saleté qui en coulant se purifient, tout ce qui perd le sens de son origine, tout ce qui parcourt le grand circuit vers la mort et la dissolution. Le grand désir incestueux est de continuer à couler, ne faire qu’un avec le temps, et fondre ensemble la grande image de l’au-delà avec « ici et maintenant ». Désir infatué, désir de suicide, constipé par les mots et paralysé par la pensée." Henry Miller, Tropique du Cancer |
|
|
9.6.07 00:00 |
|
|
Samedi, le neuvième jour du mois de juin deux-mille-sept
Chryséléphantine Exhumé des transes propitiatoires, vainement ressucité, insoucieux des visages noirs, je suis la douloureuse dégénérescence du Verbe Suinte la musique des taiseux, sons perdus dans la touffeur du juin... Eclot l'immensité du vent qui balaie les têtes ahanantes d'engoulevents décapités... Résonne l'absence coupable des pères perdus aux cuisses de ces vieilles enfants que nul ne nomme Persistance de la vanité, immanence des puretés révélées, marcescence des clématites qui vinrent recouvrir nos tombes |
|
|
10.6.07 00:00 |
|
|
Lundi, le onzième jour du mois de juin deux-mille-sept
Antananarivo C’était pas le moment de choper une blenno ou d’édifier un autel à la gloire des exploits de Bernard Lagat (facilement filandreux du zboub, la racaille, on a souvent l’occase de se ravitailler au rayon MST – pour ce qui est du fond et demi-fond, pardonnez messieurs, c’est une obsession toute personnelle). Le moment n’est pas non plus propice pour appréhender Carlos en mode furtif et le vasectomiser à la fourchette à escargot, même si ni le matos ni l’envie ne manquent. Certes sanguin je suis, mais ni demeuré ni inconscient, et surtout pas du genre à laisser passer les rares occases en or que dame fortune (cette pute) me refourgue en échange de toute la merde que je passe mes journées à pelleter sans demander mon reste. Si je dois jouer les monnaies d’échanges, banco, je le ferais, mais j’ai bien l’intention d’être un genre de devise particulièrement récalcitrant voire éruptif, le genre qui t’éclate si méchamment puissamment à la gueule que tes dents se retrouvent plantées dans ton hypothalamus, ton cuir chevelu tanné express à l’amérindienne et tes globes oculaires réduit à la taille de couilles de furet torréfiées. La coalition Bi-goût / Carlos, je la vois déjà persuadée que je vais me pointer frais comme une pucelle avec ma queue et mon opinel, éructant des rires graisseux comme une volée de moines ivres en goguette à Baden-Baden, ils vendent la peau de mon cul avant de m’avoir flinguer ; mais c’est avec toute la putain de cavalerie armée jusqu’aux prémolaires que je vais ramener ma gueule, de l’algarade en veux tu en voilà et on verra bien qui à la fin de la soirée va se retrouver avec une douzaine d'orifices en supplément de ceux fournis à la primo-livraison, bande de baltringues. |
|
|
11.6.07 00:00 |
|
|
Mardi, le douzième jour du mois de juin deux-mille-sept
Bernard Kipchirchir Lagat, expulsé de la maternelle matrice un jour de décembre 1974 (le 12 plus exactement) à Kapsabet bled qu’on dira paumé même si, à dire vrai, j'en sais rien / fondeur du Kenya issu des innombrables fils prodiges de la vallée du Rift, avaleur compulsif du quinze-cent à la silhouette de gnou étique oublié trop longtemps sous le grill / condamné à carapater dans l’ombre inéluctable d’un géant mahométan, Poulidor du tartan… bronzé à Sydney, argenté à Athènes et Edmonton… Une rumeur indigne a voulu qu’un cuistot ait malencontreusement renversé la salière d’EPO dans son Banania du matin, mais les rumeurs qui enflent et filochent avant de crever, on leur fait dire tout, oui tout et d’ailleurs surtout n’importe quoi, de l’inepte, de l’irrationnel, de l’absurde, comme - au pif - que Florence Griffith Joyner mâchouillait H24 des malabars aux stéroïdes anabolisants, que le seul record du monde qu’on devrait lui reconnaître c’est celui du relooking musculaire le plus extrême : non, non Monsieur je ne suis pas Mike Tyson, c’est moi, c’est Flo Jo… j’ai juste soulevé deux, trois trucs très lourds avant de venir… Le Lagat a tourné autour de la piste plus de fois que la terre autour du soleil, plus de fois que moi autour de cette garce de Philomène en CM1, plus de fois que B-Cube autour du Porsche Cayenne du salon de l’auto, et pour quoi ? Pour être le premier à voir El Guerrouj franchir la ligne en vainqueur et pour se voir dénier un petit autel qu’il a bien mérité parce que ledit Carlos à la chevelure de saindoux a cru bon de semer le désordre dans le chaos de ma life. Trop de sueur, trop de foulées, qu’on ne vienne pas me dire après, non surtout pas, qu’on ne vienne pas me dire que la vie n’est pas une chienne. Et qu’on n’aille pas non plus lui dire à lui, Bernard Kipchirchir Lagat. |
|
|
12.6.07 00:00 |
|
|
Mercredi, le treisième jour du mois de juin deux-mille-sept
Ode synoptique au personnage Gaston Flosse
|
|
|
13.6.07 00:00 |
|
|
Jeudi, le quatorzième jour du mois de juin deux-mille-sept
Willie Pazzini
|
|
|
14.6.07 00:00 |
|
|
Vendredi, le quinzième jour du mois de juin deux-mille-sept
Jamel l'oiseau
|
|
|
15.6.07 00:00 |
|
|
Dimanche, le dix-septième jour du mois de juin deux-mille-sept
Ezéchiel FINUL - Et moi je te parie que je lui fait bouffer les punaises de mon pieu en moins temps qu’il en faut pour dire “Mischa, un blanc-manger fourré au vomi pour la 8”. L’action suit le verbe : prise de congé de l’assistance, à plus les mecs, la défense de ce petit bout de fierté mal dégrossie que je nomme mon honneur m’appelle. J’aborde la brailleuse évadée de la Chance au Chansons en frontal : sauf le respect que je te dois mère grand, je suis sûr que si je te foutais la choucroute qui te sert de coiffure dans la gueule, on entendrait moins la voix de crécelle de pute décatie qui sort de ton claque-merde. Subit silence radio du côté de l’ancêtre, la tatoué d’en face sort la tronche de sa gamelle et me gratifie d’un regard plus glaçant qu’un séjour de trois semaines tous frais payés en Terre Adélie. Enchanté darling, moi c’est Skandal mais les plus félines d’entre les chichiteuses m’appellent Ska… tu m’excuses si j’ai froissé ta maquerelle, je suis prêt à arranger ça de deux ou trois coups de fer à repasser dans sa gueule s’il le faut. - Tout le plaisir est pour moi, tocard. Les intimes me donnent du Taïgueur et les officiels du Mademoiselle Pensacola Taïgueur. On va dire que tu peux te passer du mademoiselle, mais t’avises de zapper le Pensacola… j’aime pas les types un peu frustes qui prennent leur aises trop rapidement avec moi sous prétexte que je suis à court de shampoing depuis mai 1994. - Conseil numéro 1 : avant de traiter un type de tocard toujours s’assurer qu’il est pas cancer ascendant gangster. |
|
|
17.6.07 00:00 |
|
|
Lundi, le dix-huitième jour du mois de juin deux-mille-sept
Philomène Saint-Hydre - Avec vos dégaines de jeunes giscardiens qui sortent d’un marathon Scarface à la MJC de Bures-sur-Yvette, tes gueuses et toi vous risquez d’impressionner le chaland… du moins tant qu’il ne se compose pas d’autre chose que des délégués de parents d’élèves d’une école primaire de Passy. Pour ce qui est des vrais bad boys… j’en ai sodomisé, quelques adeptes du pegging qui avaient purgés du lourd pour homicide volontaire, certains dans un syle assez rural à coups de pelle et de fourche, et il me semble bien qu’ils ressentaient pas le besoin de carrer des pistolets à eau dans leur froc pour faire des bosses. - Ton bizness avec de la tantouse refoulée retapée à la sortie de Fleury, c’est ta vie… je suis sûr que t’as toujours ton gode-ceinturon dans ton sac à main au cas où, mais j’ai pas attendu le CM2 pour savoir compter jusqu’à trois et, Taïgueur, je sais bien que t’as passé autant de temps à Pensacola que j’en ai passé sur le trône du Saint-siège à jouer l’intro de Stairway to Heaven à la guimbarde. - Ta langue a du fourcher Skoblar, parce qu’au vol il me semble bien avoir capté que tu m’avais blazé Taïgueur tout court. Ça doit être ton jour de chance parce que je me sens d’humeur magnanime, assez pour laisser passer ce premier oubli, mais au prochain tu peux t’attendre à voir une de tes dents décrire une jolie parabole à partir de ta mâchoire jusqu’aux lattes du parquet. Pas que je veuille te menacer, prends juste ça comme un conseil de Bison Bourré. - Fourcher ? C’est pas le genre de la langue de Skandal soumise qu’elle est à un entraînement quotidien sur terrain glissant… je suppose que tu piges quel genre d’exo, Taïgueur t’as pas exactement l’air du style qui crache sur une tarte au poil. |
|
|
18.6.07 00:00 |
|
|
Mardi, le dix-neuvième jour du mois de juin deux-mille-sept
Alekto Chibreman Saurais pas dire si c’est le blaze écourté ou l’allusion à son côté gouine de la bande d'arrêt d'urgence de l’A86, mais dans la milliseconde elle chope la bouteille de picrate frelaté qui traîne sur la table et d’un moulinet freestyle l’envoie direction ma gueule : frais et smooth j’esquive – parade riposte, j’envoie un magistral coup de schlapp vandammien dans la table en bondissant de ma chaise. La table, les assiettes et l’infect graillon du manouche lui atterrissent dans la face : debout la Pensacola dépasse pas le mètre soixante-dix, du coup je lui envoie tranquille un coup de genou dans le plexus avant que son cran d’arrêt ait eu le temps de faire le trajet de sa poche à sa main ; pliée en deux, souffle coupée, je lui colle un coup de coude au sommet du crâne et double d’un autre genou dans les incisives qui en profitent pour se faire la malle. Au moment où je la balaye d’un circulaire dans les chevilles, je sens comme une morsure de clebs dans mon gaucher et là je percute que la maquerelle m’a chopé en tenaille entre ses chicots en argent : coup de crosse de glock dans sa tempe, elle s’affaisse comme une twin tower par un beau matin de septembre, le nez dans le gruau répandu sur le sol. Pensacola je m’apprête à revenir à toi darling quand je sens une familière main bagousée qui se pose sur mon épaule… demi-tour, je fais face à un Quatre-dents atterré « bordel, qu’est-ce que tu branles Skandal ? » - Izi Frankie, je les gère les demoiselles de Rochefort… - Je vois bien que tu les gères, Barbe Bleue, et encore heureux d’ailleurs que tu puisses doser une apprentie Jeanne Calment en choucroute et la junkie famélique qui lui sert de descendance… ce que je pige pas man, c’est pourquoi tu leurs mets leur dose… - La tatouée cherchait la merde, j’en ai des semi-remorques entiers pour elle… - Et si le morveux de Ferdi te pique ton goûter, tu vas lui faire sucer le canon de ton calibre ? Bamos pendejo, pendant que tu répétais tes gammes de Full Contact avec le casting de l’école des fans, ledit Carlos a fait sonner ton phone. |
|
|
19.6.07 00:00 |
|
|
Mercredi, le vingtième jour du mois de juin deux-mille-sept
De guerre lasse Sans guide sur le chemin du retour Hormis l'antienne usée, roulis de l'éloignement, aucun bruit pour venir bercer mon exil Pays blanc du retour, misère pesante en attendant de successifs interminables levers de soleil. Au sein des eaux sombres du ruissèlement, ai cherché un nouveau souffle. Membres lourds dans l'eau limoneuse, ai sombré; et dans mes poumons les poussières dansantes charriées par le ruissèlement. Ta voix me parvient tout de même - îlienne et sûre |
|
|
20.6.07 00:00 |
|
|
Jeudi, le vingt-et-unième jour du mois de juin deux-mille-sept
Marjane Satrapute Suis vraiment sorry Darling Pensacola de te laisser alors qu’on commençait à peine à se marrer, le devoir m’appelle – je m’éclipse mais avec toi mes plus vicieuses pensées demeurent… De retour à ma table, ambiance plutôt hostile – très savane en fin de saison sèche – et regards désapprobateurs tapant l’aller-retour entre moi et les deux tribades KO qui se dandinent à l’horizontale dans la bouillie du manouche mêlée au sang comme deux lombrics dans la litière d’un chat toxoplasmique. Oh, les Quatre Fantasmatiques, vos gueules de six mètres de long vous avez projeté de les tirer encore longtemps ou dans l’allégresse on peut revenir au bizness et Jésus que ma joie demeure ? - Profil bas Skandal, t’as charclé une gouine qui graille une fois toutes les nouvelles lunes selon le calendrier aztèque et sa copine qui affiche assez de kilomètres au compteur pour être ta daronne… tu voudrais quoi ? un snickers ? un triomphe romain ? Gère ton Carlos, et si t’as le seum prend un quart de lexo et roule-toi un spliff au lieu de nous jouer un remake de La Fureur du Dragon avec Marthe Villalonga. On va te laisser finir tout seul, les djeun’s et ma gueule on taille chez Z ! Bamonos pendejos ! C’est ça, taillez en deuspi bande de baltringues… Et depuis quand un bonhomme doit se laisser réduire les orteils en coulis par un autre sous prétexte qu’il a une paire d’ovaire à la place des couilles ? Skandal connaît que deux types de créature sur la surface de cette agonisante planète : celles qui marchent droit et celles qui s’adressent à lui comme à un guignol… âge, sexe, invalidité, je m’en bat la race, celui qui file de travers je lui fais récurer les jointures du parquet avec la langue… Et si vous voulez qu’on vous respecte, vous ferez bien de prendre exemple sur le maître, bande taffioles. |
|
|
21.6.07 00:00 |
|